‹ Les Moules Marines des Côtes de France: Leurs SalubritéChapitre 32 sur 35 · AK N CH CH NH · texte numérisé non relu

AK N CH CH NH

du bouillon est décomposé par le Bacterium coli pour donner de l’indol, que l’on met en évidence par le ni-

CH

trite de soude. On peut encore le mettre en évidence par le scatol (réaction d’Erlich) qui donne une coloration bleue ou le paradyméthyle-amino-benzaldhyde.

Il faut opérer avec deux tubes témoins, l’un négatif avec bouillon sans culture, l’autré positif ensemencé avec une culture sélectionnée de Bacterium coli.

Dans la recherche de l’indol, il y a un point très important : la solution 'de nitrite de soude doit être très fraîche et le nitrite de soude doit être de fabrication récente et non transformé en nitrate. Comme les cristaux sont déliquescents à l’air, le nitrite est de conser- - vation difficile.

Une solution de nitrite de soude non à point est un échec pour la réaction de l’indol.

L’appréciation des couleurs n’est pas la même pour tous les individus, aussi, il serait utile dans les laboratoires de comparer avec des couleurs fixées, standards.

Si l’on veut comparer plusieurs expériences, il faut préparer les bouillons avec une même peptone (même marque) si l’on veut arriver à des résultats précis. Une peptone unique est fournie aux laboratoires de l’O.S.T. P.M.

Des expériences faites sous la direction de notre Professeur de Pathologie des maladies contagieuses, le Docteur A. Daille, ont été entravées par ces dernières considérations.

Ayant fait dans une expérience des repiquages doubles, nous avons employé sur la deuxième série la recherche de l’indol par la réaction de Salkowski.

Aux 11 cc. de culture, on ajoute ajoute 1 cc. d’une solution de nitrite de soude à 2 degr. pâr litre d’eau distillée. Dans chaque tube, on fait ensuite tomber goutte à goutte et lentement de l’acide sulfurique concentré. Il y a apparition de rouge comme précédemment en présence de l’indol.

20 Pour les analyses bactériologiques des eaux, voici les méthodes employées par l'O.S.T.P.M.

a. Eau des dégorgeoirs, réservoirs, réserves d’eau. — Mesurer exactement 10 ce. de l’eau à analyser et-la mettre dans un ballon contenant 10 cc. de bouilion peptoné phéniqué. :

Répartir en 4 tubes stérilisés de 5 cc. chacun.

Mettre 48 heures à l’étuve à 400-420 let faire les réactions.

On compte 100 Bacterium coli par tube positif.

b. Eau des chenaux, estuaires, ruisseaux. — Mesurer 10 cc. exactement de l’eau à analyse et la mettre dans un ballon contenant

BobiHon phétmque Ha sas 2 #O0:ce,

Eau salée à 3% stérilisée .... 40 cc.

Répartir en 10 tubes de 10 cc. chacun.

Les résultats sont exprimés par 100 Bacterium coli

pour chaque tube positif.

c. Eau des puits ou des établissements. — Mesurer exactement 50 cc. de l’eau à analyser, la mettre dans un ballon contenant 50 ce. de bouillon peptoné phéniqué.

Répartir en 10 tubes de 10 cc. chacun.

Les résultats sont exprimés par 20 Bacterium coli pour chaque tube positif.

Parmi les très nombreuses méthodes pratiquées pour la recherche du Bacterium coli, dans les eaux, c’est la réactive de l’indol et sa mise en évidence par le nitrite de soude qui est à la fois la méthode la plus rapide et la plus pratique. Toutes les méthodes pour la recherche du Bacterium coli sont critiquables ; tel est l’avis de la plupart des bactériologistes. Le colibacille lui-même peut perdre la propriété de donner la réaction de l’indol (J. Courmont et Panisset). Pourtant, quand on recherche le Bacterium coli dans une eau souillée, : telle l’eau d’une rivière où se déversent des égouts, la réaction

positive est constante. La méthode standardisée dans les laboratoires de l'Office scientifique des Pêches maritimes donne d’assez bonnes indications, car il ne faut pas perdre de vue que les résultats ne sont interprétés

que comme des indices de souillure. L’O.S.T.P.M. tient compte avant tout de la topographie raisonnée des lieux.

Quand l’analyse chimio-bactériologique est positive, on enquête sur les lieux de suite pour rechercher la cause de pollution.

Parallèlement à l’analyse mensuelle de l’eau on analyse des prélèvements de mollusques. L’O.S.P.T.M. fait pour l'instant ces analyses officielles sur les huîtres, en employant la même méthode.

On cherche le dosage sur chaque unité. La technique du contrôle bactériologique fut soumise au Conseil international pour l'exploration de la mer (1931). A la suite d’une conférence qui eut lieu à Middelburg en Hollande, en 1932, des conventions internationales furent proposées. Mais rien ne fut arrêté, ni le taux de pollution, ni la méthode de dosage. Parmi les méthodes proposées en voici une qui «ne montra pas plus d’avantages sérieux ».

19 Chaque échantillon comprend 10 unités (huîtres ou moules) que l’on examine séparément.

20 Les échantillons sont, au prélèvement, mis en boîte stérile. Au laboratoire, les coquilles sont brossées dans l’eau, rincées à l’eau stérile, elles sont enduites d’une mince couche de collodion (Dodgson).

39 Chaque moule est ouverte avec un couteau stérile.

40 L’eau intervalvaire n’est pas examinée. Elle est considérée comme un simple échantillon de l’eau dans laquelle la moule fut prélevée.

5° Le corps de chaque moule, mis dans un récipient gradué, stérile, est haché avec des ciseaux. On ajoute de l’eau stérile, salée à 20%, pour obtenir un volume de

25 cc. On agite. Ce mélange est considéré comme représentant une moule et son eau intervalvaire au volume standard de 25 cc.

60 Des quantités déterminées de ce mélange sont ensemencées sur un milieu choisi, et cultivées à l’étuve. 79 On fait la numération que l’onrapporte à une moule. Cette méthode aurait pu avoir l’avantage d’être « internationale ».

Voici le caractère du Bacterium coli typique.

Caractères fixes |[Gram négatif, Fermentation du lactose avec production de gaz, Fermentation du glucose avec production de gaz.

Caractères Production d’indol, facultatifs [Réaction au rouge de méthyle positive.

Le Docteur Teissonnière conclut : « La diversité des résultats semble d’ailleurs devoir dépendre beaucoup plus du mode d’ensemencement que dela sélectivité des milieux de culture employés ».

La méthode française veut l’ensemencement individuel total.

Nous n’insisterons pas sur les recherches du Bacterium coli pour savoir si un milieu est salubre ; ce ne sont que des indices.

En résumé, l’O.S.T.P.M. à mis à l’épreuve depuis 1923 et a obtenu pleinement satisfaction des méthodes suivantes :

1° examen topographique du lieu, point capital;

29 examen chimique et microbiologique du milieu et des échantillons de mollusques : système de confirmation de la salubrité et analyses mensuelles fournissant un indice précieux de la pollution accidentelle toujours possible.

Page 1