‹ Les Moules Marines des Côtes de France: Leurs SalubritéChapitre 5 sur 35 · LOUE · texte numérisé non relu

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Nationales Vétérinaires quelques notions zoologiques sur

la Mytilus edulis et sur la mytiliculture, notions suffi- | santes puisque, dans ses inspections sur les marchés, il s’arrête devant les «mannequins » et les lots de moules, ne pouvant jeter qu’un regard impuissant sur les mollusques ; il ne saisira que lorsque les moules seront ouvertes et mortes. Pourtant, bien vivantes, ces coquilles noires aux reflets bleus, fortement resserrées par des muscles sains, peuvent contenir des éléments microscopiques capables de donner la maladie, la mort. Certes, il est possible de déceler ces souillures dangereuses, mais les résultats de leur recherche ne sont pas immédiats. Les coquillages ne peuvent attendre d’être consommés, si non, ils sont encore plus menaçants. Seul, nous semble efficace le procédé que nous exprimons par : la moue saine, élevée en milieu sain, c’est l'inspection prophylactique. is

Pour cela, il faut deux conditions : la première, la plus importante, la plus facile à obtenir, c’est la moule péchée saine.

Il appartient au Gouvernement d’appliquer un règlement pouvant satisfaire les mytiliculteurs consciencieux, les consommateurs, et soulager ainsi la responsabilité morale du vétérinaire sanitaire. Cette mesure légale n’a que trop tardé en France. Devancée par divers autres pays, la France n’a fait qu’un premier pas avec le décret du 31 juillet 1923 sur l’ostréiculture et son inspection. L'extension de ce décret aux autres coquillages doit être imminente.

Toutefois, il ne faudra pas attendre de ce décret un changement brusque dans les statistiques des accidents conchylicoles. En précurseur, l'Office scientifique et technique des pêches maritimes prend depuis plusieurs années des mesures sévères pour l'établissement des

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