‹ Les Moules Marines des Côtes de France: Leurs SalubritéChapitre 7 sur 35 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

« Rien ne saurait me rendre plus heureux, rien ne saurait mieux récompenser mes efforts, que la Seule-pensée d’avoir pris dans la mesure de mes forces l'initiative d’une chose utile à mon pays. CPS : René Caillaud.

Le choix de ce sujet de thèse qui doit terminer nos études de médecine vétérinaire est justifié par diverses raisons que nous allons exposer.

La région vendéenne et du Centre-Ouest possède sur ses côtes basses une richesse naturelle : les moules. Depuis des siècles, nous savons les « cultiver », les élever, et cette industrie, que nulle autre région ne peut égaler s’appelle : le boucholage. Les moules dites de « Charron » ou de « l’Aïguillon » sont unespécialité gastronomique. Le boucholage est une curiosité touristique.

L'importance alimentaire des moules est considérable ; 30 à 40.000 tonnes sont pêchées sur les côtes de France représentant une valeur de 24 millions de francs et 24.000 tonnes nous sont importées des pays nordiques. Le total représente sensiblement la consommation française, car nous en exportons très peu, l’Algérie étant notre principal acheteur. Dans la baie de l’Aïguillon, les expéditions annuelles atteignent, à elles seules, près de 5.000 tonnes. En 1927, elles étaient de 4.000, représentant à cette époque 3.500.000 francs.

La moule est l'huître du pauvre. — Rien de plus juste. Sa valeur marchande est de beaucoup inférieure à celle de l’huître, bien que leur valeur nutritive puisse se comparer ; mais il intervient d’autres facteurs : saveur, fraîcheur, danger peut-être des moules, rareté des huîtres.

Comparons la valeur intrinsèque de l’huître et celle de la moule. Le rendement étant la différence de poids entre la partie mangeable et la partie à rejeter, nous avons À

soit un rendement double.

Comparons la composition chimique de l’huître et de la moule. à

Armand Gautier indique, d’après Koenig et Balland, les chiffres suivants :

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