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On a trouvé le même phénomène sur les Mytilus galloprovincialis que sur les Mytilus edulis.
Ces perles vraies se forment sur le corps même du mollusque. Au mois d'août, l'examen des moules ne révèle rien, sinon parfois des débris calcaires. Si par hasard, on trouve à cette époque, des perles ayant persisté, elles peuvent avoir conservé leur orient, mais elles sont souvent mates, «laiteuses », ce qui annonce leur désagrégation. j
Si l’on examine le manteau de la moule, on y constate des points rougeâtres ; c’est là que se formeront les perles. Ces points de 4 à 6/10 de: mm., sont de petits distomes Distomum lateum ou margaritarum. Le mollusque se défend en enkystant le parasite. La surface des distomes. se recouvre peu à peu de petits grains de carbonate de chaux, ceux-ci s’assemblent, s’enchevêtrent. Cette coque calcaire se polit, prend de l’orient tout en s’accroissant ;mais l’année suivante, physiologiquement, ces perles fondent. Le parasite se libère pour se reproduire. *
Quand le distome est mort, la transformation n’a plus lieu et la perle ne fait plus que s’accroître sans jamais : fondre. Aussi, en existe-t-il d’assez grosses.
La plus belle perle n’est donc en définitive que le brillant « sarcophage d’un ver ». En 1830, un Allemand avait déjà émis cette opinion.
Comme il n’est pas de grandeur sans décadence, la moule est encore employée par nos pêcheurs comme appât : vivante, débarrassée de sa coquille, elle est mise à l’hameçon avec un morceau de hareng salé. Bien des poissons en sont friands.
Detoutes ces utilisations qui font de ce petit mollusque un animal important, nous allons parler de a moule aliment de l'homme.
NOTIONS GÉNÉRALES zoologiques, anatomiques, biologiques
Dans la classification d’'Edmond Perrier, la moule fait partie de l’ordre des Anisomyaria, du sous ordre des IFeteromyaria, de la famille des Mytilidae et de la sousfamille des Mytilinae. Les Mylilinae sont caractérisés par un siphon branchial ouvert en avant ; leurs coquilles sont équivalves, épidermées, à crochet terminal triangulaire ; les impressions de leurs muscles adducteurs antérieurs, sont sous les crochets ; leur pied est allongé, linguiforme, à byssus très développé ; leurs palpes sont longues et libres.
D’après Figuier, là famille est dite mytilacée. Elle comprend en outre : le jambonneau, l’anodonte, la mulette. Elle est caractérisée par le manteau ouvert devant, avec une ouverture séparée pour l'issue des résidus de la digestion, et un pied, organe du byssus.
Dautzenberg, dans son Traité de malacologie, donne une classification différente. Les moules font partie de la cinquième classe des mollusques ou classe des pélecypodes. En font partie tous les mollusques pourvus d’une coquille bivalve. Le nom de la classe vient-du grec à l’image de leur pied qui ressemble à une hache.
Il existe deux espèces de moules marines : Mytilus edulis dites « moules comestibles » ou « moules de l'Océan ». Leur habitat est sur les côtes de la mer du Nord, -de la Manche et de l’Océan Atlantique.
Mytilus provencialis dites « moules de Méditerranée », bien que l’on en rencontre quelques spécimens sur les
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côtes de l’Océan. Cette dernière espèce, encore appelée « moule de Provence » possède une coquille très grande, très large, avec des crochets accentués, aigus ; les bords de la coquille sont tranchants. Cette coquille renferme un assez gros Corps mais qui ne la remplit presque jamais, souvent menu ; il y aurait place pour deux corps. La chair de cette moule est moins fine, moins savoureuse que celle des moules océaniques.
Dans l’espèce Mytilus edulis, nous trouvons une grande variété autant dans la forme, le coloris, que dans le goût. La « moule de banche » ou « de rocher » est très petite ; sa coquille est bleue, à bord ventral toujours concave. Le contour de la coquille est semblable à celui d’un rein, plus pointu à un bout. Les stries de la coquille ne sont pas toujours régulières. La chair est toujours coriace et Âcre et le corps ne remplit pas souvent la coquille. Ce sont des moules sauvages. |
Le « caieu » que l’on trouve dans la baie d’Isigny, est une moule à grosse coquille incurvée, sa chair est réputée ; elle est ferme et plutôt âcre. Nous pourrons la nommer : la « cancale » des moules.
Le «charron » ou « moule de bouchot ». La forme de sa coquille permet de la distinguer de suite entre toutes. Le bord ventral est rectiligne et même légèrement convexe. La couleur est plutôt foncée. Le corps remplit presque toujours la coquille et la chair est très délicate, fine et onctueuse ; c’est la plus réputée : la « marenne » : des moules.
La moule de Boulogne est une moule très petite, dégénérée. Les moulières qui la reproduisent sont détruites en partie et l’on nomme aujourd’hui moule de Boulogne, sur le marché parisien, les moules importées de Belgique et de Hollande.
J nous est indispensable de rappeler ici les notions