‹ Les moustiques, histoire naturelle et médicaleChapitre 11 sur 414 · Plutôt courtes. Antennes courtes. Nervure costale se · texte numérisé non relu

Plutôt courtes. Antennes courtes. Nervure costale se

continuant sur le bord postérieur de l'aile. . . Orphnepliilidae.

22. Courtes. Antennes ayant moins de 12 articles . . Simuli.dae.

NEMATOCERA OLIGOCERA

Ailes à nervures longitudinales très peu nombreuses.

Cecidomyidae. — Insectes petits et délicats. Antennes longues, moniliformes. Ocelles souvent absents. Pattes très longes, grêles ; cuisses courtes ; tibias grêles, sans éperons. Ailes très velues, à nervures très peu nombr euses (fig. 3). La larve vit chez les Phanérogames, principalement chez les Dicotylédones ; elle forme sur certaines parties de la plante des excroissances en forme de galles.

Autour du genre Cecidomyia Meigen, viennent se placer un grand nombre d'autres genres [Uormomyia, tig. 6). Les Clinorrlujncha Lœw ont le rostre d une longueur inusitée; ils sont leprésentés en Europe par trois ou quatre espèces. Les Campijlomyza Meigen ont

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le rostre court, mais peuvent néanmoins piquer les Chenilles pour en sucer le sang, suivant une observation d'Apelz sur une Chenille de Smerinthus oceUatus; ce genre comprend une dizaine d'espèces européennes ; il est également représenté dans l'Amérique du nord et en Australie.

Mycetophilidae. — Insectes de petite taille. Rostre court. Antennes courtes, sans poils sensoriels. Deux ou trois ocelles. Pattes longues ; cuisses allongées ; tibias éperonnés. Ailes sans cellule discoidale , parfois joliment ornées ; nervures plus compliquées que chez les précédents. La larve vit dans les Champignons, le vieux bois, les végétaux en putréfaction.

En outre du genre Mycetophila Meigen, cette famille renferme

Fig. 5. — Aile de Ceridomyia brassicae Winnertz, d'après van der Wulp.

Fig. 6. — Hormomyia producta Meigen, d'après van der Wulp.

un grand nombre d'autres genres {Lestremia, fig. 7). Les genres européens Asinduhm, Latreille et Gnorisie Meigen, ainsi que les genres australiens 'InfWat/oju/u'/a Skuse et l jjgisiorrhina Skuse {\)

(1) F. A. Skuse, Diplera oi Australia. Nematocer a, Supplément II. Proceedinga of the Linnean Soc. of. N. S. Walea, (2), V, 1890 ; cf. p. ,=598-600. — Lugiatoirhina iiuigni» est actuellement l'unique espèce de ce genre; le rostre est très long et délié; sa longueur est au moins égale à la moitié de celle du corps.

sont remarquables par la longueur de leur rostre, qui est dirigé en bas ou même vers la face ventrale ; on ignore encore s'ils peuvent sucer le sang.

Bibionidae. — Petits Insectes noirs ou de couleur foncée, à corps large et assez grand. Antennes courtes, épaisses, moniliformes, dépassant rarement la longueur de la tête et formées de 8 à 12 articles. Palpes de 3 à 5 articles. Yeux grands, arrondis ou réuiformes, souvent poilus, petits et séparés chez la femelle, contigus chez le mâle. Trois ocelles. Prothorax et ailes de grande dimension. Pattes adaptées à la marche, épaisses (fig. 8). La larve vit dans la terre, la vase, les tiges et les racines des plantes; elle cause de glands dommages dans les cultures. Ces Insectes fréquentent les prairies; on les voit souvent sur les fleurs. Ils volent lentement et se montrent en nombreux essaims.

Fig. 7. — .«Vile de Lestreinia leucophsea Meigen, d'après van der Wulp.

Fig. 8. — a, h, patte antérieure et aile de Bibio ; c, patte antérieure de Dilnphns; d'après van der Wulp.

Principaux genres européens : Bibio Geoffroy, Scatopse Geoffroy, Dilophus Meigen, A spistea Meigen, Anarete Haliday.

Simulidae. — Corps petit, gibbeux, tomenteux. Tète petite, sans ocelles, ce qui distingue les Simulidae des Bibionidae. Rostre non allongé, terminé par de petites lèvres cornées, mais renfermant des pièces buccales bien développées. Palpes à 4 articles de plus en plus longs, le quatrième étant formé d'une série de petits anneaux. Antennes cylindriques, à II articles, étroites à leur extrémité, un peu plus longues que la tète. Yeux

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coatigus chez le màle, écartés chez la femelle ; en outre, chez le mâle, la partie supérieure de chaque œil est formée de plus grandes facettes que la partie inférieure. Thorax grand ; abdomen petit. Ailes grandes, à nervatioa presque indistincte (tig. !)) :j les trois premières nervures sont de teinte foncée ; les autres sont de couleur claire. Pattes courtes, fortes, comprimées, inermes, peu utilisées pour la marche ; quand l'animal est au repos, elles sont sans cesse en mouvement, comme pour explorer les objets voisins ; métatarse des pattes postérieures allongé, épaissi et généralement noir chez le màle, à peine renflé et cendré chez la femelle.

Les œufs sont pondus dans l'eau courante, sur les tiges ou les feuilles ; ils ont une coque épaisse, sont de couleur jaune et réunis par centaines dans une masse gélatineuse.

La larve est petite, noirâtre et se rencontre parfois en nombre immense.

Elle peut vivre dans la tige des plantes aquatiques, mais le plus souvent reste libre et se fixe par son extrémité postérieure élargie, soit sur une pierre, soit à la face inférieure d'une feuille (fig. 10). Elle se dresse, tournant la tète en tous sens pour happer au passage les Desmidiées, Diatomées, Infusoires et petits Crustacés dont elle fait sa proie. Elle porte de chaque côté de la tète un appendice frangé, étalé en éventail et formé d'environ 50 longs lilaments (lig. 11, d) : à l'aide de ce panache élégant, dont elle a grand soin et (ju'elle peigne souvent avec ses mandibules, elle produit dans l'eau les remous qui lui amènent sa nourriture. Sa tète est ornée encore de deux paires d'yeux et de deux petites antennes à trois articles. La larve est munie en outre de deux paires de pattes pro-

Fig. 9. — Aile de Siinuliwm inaculatum Meigen, d'après van der Wulp.

Fig. 10. — Groupe de larves de Sirrnilium li.xées à une pierre, d'après Miall. X 3.

l.liS MOUSÏIQLIKS

fomlémenl modifiéesel Lransforinées chacune en un orj^ane unique, terminé- iiar plusieurs couronnes concentriques de crocliets et fonctionnant corauie une véritai^le ventouse. Grâce à ces organes, elle peut prendre aisément un point d'appui sur les feuilles lisses ou les pierres visqueuses ; elle se déplace à la façon d'une Sangsue, en fixant successivement chaque ventouse. L'appendice antérieur, qui est porté par le prothorax, est opposable à la tète et peut ainsi, dans une certaine mesure, être utilisé comme organe préhenseur.

Les trachées sont bien développées, mais forment un système entièrement clos : des troncs longitudinaux part un réseau de fins rameaux qui se distribuent dans le tégument et sont capables d'absorber l'oxygène dissous dans l'eau. Les glandes salivaires ont des dimensions considérables : elles s'étendent tout le long du corps et se replient même à l'extrémité postérieure. Elles jouent, en elïet, un grand rôle dans la vie de la larve et produisent desfîls soyeux que celleci tend en tous sens, comme une véritable loile d'Araignée, autour du point où elle a lésolu de se fixer. Ces lils sont invisibles dans l'eau, du moins tant qu'ils sont neufs; plus tard, le limon ou des détritus végétaux se déposent à leur surface et les rendent apparents ; ils réunissent entre elles les feuilles voisines et offrent à la larve un précieux moyen de iirotection. Un danger quelconque vient il à la menacer, sa ventouse postérieure lâche aussitôt prise et elle est entraînée par le courant; mais elle ne s'en va pas à la dérive au-delà de la zone où elle a tendu ses fils. Quand le danger a disparu, elle remonte contre le cours de l'eau, en saisissant les fils avec ses gritïes prothoraciques ou bien en y appliquant ses deux ventouses à tour de rôle : elle regagne ainsi sa place primitive.

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