‹ Les mouvements de l'atmosphère et les variations du tempsChapitre 106 sur 150 · PLUIE ET NEIGE. W · texte numérisé non relu

PLUIE ET NEIGE. W

les bandes de pluie que l'on dislingue à leur couleur grise disparaissent'avant d'arriver au sol. La pluie s'est évapoi-ée dans les couches d'air qu'elle a successivement traversées. Ici, la chaleur latente d'cvaporation n'est pas prise aux gouttes d'eau, elle est prise à l'air, dont la nia.sse est considérable par rapport à celle de l'eau fournie par l'averse la plus abondanle. Le refroidissemenl résultant pour l'air peut n'être que de quel- ' ques di^rcs.

JS'eige. — La légèreté des flocons de neige, cl la lenteur avec laquelle ils tombent, rend facile l'explication des dimensions qu'ils acquièrent. I^es cristaux ont d'ailleurs la propriété de favoriser le dépôt de nouveaux cristaux à leur surface, et de s'accroître dans des conditions où ta cristallisation ne s'ojiérerait pas si elle n'était pas déjà commencée.

Les cristaux dont \a neige est formée sont admirables de délicatesse et de vanélé. Les flocons qui tombent en même tcm|is

ont à pou pK>s la même forme; mais, si un certain intervalle s'écoule entre deux averses de neige, on ol>serve dans la seconde d'autres figures que dans la première. Les différences les plus légères dans la température el l'état hygrométrique sufUsenl à moditicr de mille manières la forme des cristaux. Seon!sby,qui a fait un grand nombre de voyages dans les mers polaires, comme capitaine baleinier, a donné d'intéressants détails à ce sujet, danssonouvmge sur leNord. Nous reproduisons {lig. 56) les plus remarquables des ligures qu'il en donne. On reconnaîtra

((uclqu*unc d'enti^e elles dans la neige tombante, en la recevant sur du drap ou du velours noir, et en l'examinant à la loupe. Les figures sont plus nettes et plus rcgulièi'es quand le temps est calme. Une grande agitation dans les nuages, au moment où la neige se forme, la pelotonne en petites masses constituant le gi'éiil.

g VII. — Rosée, Civre, Celéo blanche.

Jusqu'à présent nous avons suppose que le refroidissement et la condensation de la vapeur avaient lieu dans la masse même de Tair; souvent aussi le phénomène a lieu à la surface des corps ; il prend le nom de rosée quand la vapeur se dépose à l'état d'eau, et de givre ou de gelée blanche quand la vapeur se dépose à l'état de glace.

La formation du givre ou de la rosée se produit fréquemment sous nos yeux, lorsque nous introduisons au milieu d'un air chaud un corps froid, tel qu'un vase plein d'un mélange de neige et de sel marin, ou simplement une carafe d\îau fraîche.

La rosée a été l'objet des hypothèses les plus discordantes jusqu'au moment où le docteur Wells en a doimé la véritable explication.

Le refroidissement nocturne a lieu surtout par voie de rayonnement. Li chaleur s^échappe des corps fi'oids ou chaud^, comme elle émane du soleil; Tabondance des rayons émis Varie seule avec la tenii>érature. Mais, de même que la terre a sur les rayons solain^s un iK)UV()ir absorbant beaucoup plus grand que l'atmosphère, elle conserve aussi un pouvoir émissif beaucoup plus développé que celui de Tair. Les rayons de chaleur qui émanent delà tcîrre sont en outn-! obligés, pour se dis* perser dans les espaces planétaires, de traverser l'atmosphère

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