A L1SB0M?(E
Fig. (U.
•i dcc.
l'automne offre ù côté un maximum tout aussi caractérisé ; au Nord de Viviers, dans le bassin du Rhône (iig 67), le minimum
d'été commence à disparaître; sur la France occidenlale (iig. 68) et sur T Angleterre (fig. 69 et 70), le minimum d'été esl remplacé par un minimum du printemps ; sur la France? orientale, TAlkmagne, la Russie septentrionale (fig. 71 à 74), le minimum de pluie tombe en hiver, le maximum en été. C'est que nous sommes arrivés à des latitudes où les mouvements de l'atmosphère et la chute des pluies s'opèrent dans des conditions tout autres que dans les régions intertropicales.
Dans ces dernières, Tair chaud et fortement charge de vapeur à la surface du sol est transporté par les courants ascendants dans les régions élevées de l'atmosphère. Pendant ce court trajet, sa température décroît rapidement et sa vapeur se résout en eau. I^es pluies accompagnent ces courants ascendants partout où ils se produisent ; elles font défaut dans les régions où les alizés rasent la surface terrestre.
A nos latitudes, les courants généi*aux se meuvent parallèlement à la surface du globe ; les courants équatoriaux qui sont le plus chargés de vapeur d'eau passent d'une manière lente par des températures décroissantes et se dépouillent lentement aussi de leur vapôur, lorsque les mouvements tournants ou l'invasion des courants polaires ne brusquent pas la condensalion en la localisant. Si le grand circuit extratropical était constant dans ses allures comme le circuit intertropical, nos pluies présenteraient encore une certaine régularité. La quan tité d'eau successivement versée sur le trajet du circuit irait en diminuant depuis l'origine du courant équatorial sur TAtlantique jusqu'à la fin de ses branches polaires à la surface de l'Europe orientale et de l'Asie centrale, et cette réi)artition est encore apparente, malgré les accidents qui raltcrent.
Pendant l'été, la température décroissant beaucoup moins rapidement de l'équateur au j)ôle Boréal (juc pendant Thiver, la vapeur s'y condense d'une manière moins prompte sur la route parcourue par le grand circuit atmosphérique,
ce dernier en conserve encore des quantités suffisantes
PiriRS DES BÉCIONS TR»I*ÉRÉES (El'ROPE}.
Il V E A II
Fig. 65. — lUindo d(>& Apennin^.
Il P E A II
Fig. es. — Bassin iJu Rhône au Sud de Vivier».
Il P E A II