‹ Les mouvements de l'atmosphère et les variations du tempsChapitre 145 sur 150 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

Plusieurs météorologistes considèrent le magnétisme lerreslrc comme étranger à la science du temps. Quelques-uns d'entre eux font remonter jusqu'au soleil la force directrice des boussoles et considèrent les agitations qu'on remarque souvent en elles comme le résultat de tourbillons nés à la surface de cet astre. Cette tendance à placer si loin de nous l'origine des mouvements de Taiguille aimantée, montre combien la question est encore environnée d'obscurité. Ces mouvements sont d'ailleurs compris entre des limites fort étroites ; ils exigent, pour être observés, des instruments délicats, dont l'emploi sera toujours très-restreint. L'observation des variations de Taiguille aimantée est à peu près exclusivement réservée 5 un petit nombred'observatoin's disséminés h la surface de la terre ; et, à ce point de vue, nous aurions pu nous dispenser d'en parler, s'il n'existait certaines relations remarquables entre ces variations et k^ mouvements généraux de ratnios[)hère.

)^ I'\ — Vorœ magnétique du globe.

Tne aiguille aimantée suspendue sur un pivot de manière à se mouvoir librement dans un plan horizontal, s'arrête dans

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FUItGE NACKËTIQUE DU (iLOUE. 481

une (lircclion sensiblement conslanle qunnd on n'j' regai-iic pas de trop près. L'une des cxtrémilés est tournée vers le Nord, l'autre vers le Sud. L'axe passant par tes deux pôles ne coïncide pas exactement avec le méridien terrestre, au moins à lu surface de l'Europe et sur une grande partie de l'Atlantique Nor^j. L'extrémité boréale se trouve un peu déviée vers l'Ouest : on appelle plan du mé'idien nuignéti^tie d'un lie», le plan vertical passant par les deux pôles de la boiissolc en ce lieu, comme on appelle plan 'du méridien te>re$lre le plan vertical passant par les deux pôles du globe. L'angle du déclinaison de la boussole est l'angle compris entre ces deux plans. A Paris, la déclinaison est occidentale et d'un peu plus de 18 degrés et demi : elle varie beaucoup d'un lieu à l'autre.

Nous avons reproduit, ligure 87, le dessin d'une boussole pouvant servir à mesurer la déclinaison magnétique en un lieu quelconque. On vise par exemple l'étoile polaire avec la lunette L, de manîÎTe à placer le plan vertical passant par l'axe de cette lunette dans le plan du méridien terrestre, ou à une distance de ce plan déterminée par les tables astmno- ; miques ; puis on nott- la position occupée [mr l'instrument sur le cercle gradué. On loume ensuite le support de la lunette mobile sur le cercle gradué, de manière que le pôle N'ord de l'aiguille aiinanléc vienne exactement en regard d'un reiièi'e placé dans le plan vertical de l'axe de la lufietle; ccUe dernière, dans certains appareils, est construite de manière à senir à cette seconde opt^

ration. L'angle dont on a dû tourner Finstrunient est l'angle de déclinaison. Un grand nombre de déterminaisons de ce genre ont été faites par MM. Sabine, de Blosseville, Duperrey, de Tessan. .. à la surface des divers océans.

Si, en partant de Paris par exemple, on s'avance vers le Nord en suivant le méridien magnétique, et qu'à chaque staticii on reconnaisse la direction nouvelle prise par ce méridien pour s'y conformer, on tracera sur la surface du globe une ligne flexueu^ dont le prolongement jusqu'aux deux extrémités de la terre forme un méridien magnétique. Des lignes semblables ont été dessinées sur toute l'étendue de la planisphère terrestre, suivant la projection de Mercator. La planche XXIV, où elles sont tracées, est une réduction de l'une des cartes de Y Atlas du Cosmox^ publié sous la direction de M. J. A. Barrai, pour scr\'ir aux Œuvres de A. de Humboldt et de F. Arago ; elle ne diffère que très-peu des belles cartes données par M. Duperrey cl qui se rapportent à l'année 1825. Au moyen de cette carte on peut déjà se faire une idée des changements éprouvés par la déclinaison d'un point à l'autre de la surface terrestre; si l'on voulait obtenir dos données plus précises, on consulterait les cîirti^s du capitaine Duperrey ou les tableaux numériques extraits de ces caries par M. Pouillet et insérés dans les Eléments de physique expérimentale et de météorologie de ce savant physicien.

Les méridiens magnétiques convergent vers deux j)oints trèsdistincts des pôles terrestres. L'un d'eux, le mieux connu, est situé sur la tprre de Boolhia Félix, dans le Nord de TAniérique septentrionale ; l'autre es! dans le Sud de l'Australie : ce sont les pôles magnétiques de la terre. Dans ces points, la boussole devient /o//e, c'est-à-dire qu'elle n'a plus de direction déterminée'.

La carte magnétique, vraie pour 1825, ne l'est plus complètement aujourd'hui. I^ déclinaison ^rie, en effet, lentement d'une année à l'autre en un même lieu. Elle était orientale à

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