LATMOSPHÈRE, LA TERRE ET LES MERS
pendant d'ôlre vénéneux au même degré qu'un auti*e gaz, Voxyde de carbone^ produit comme lui par la combustion du charbon, mais résultant d'une combustion incomplète. L'acide carbonique est renfermé en assez forte proportion dans l'air que nous exhalons; il forme l'un des produits principaux du travail qui s'opère dans Tintimité de nos tissus, de mémo qu'il prend naissance dans les foyers de nos machines. Il est repris par les plantes pour être employé aux mêmes usages que l'azote.
D'autres substances gazeuses, telles que l'oxyde de carbone, les hydrogènes carbonés, etc., se rencontrent encore dans l'atmosphère, mais leur proportion excessivement faible et leur rôle étranger à la météorologie nous dispensent de nous en occuper. Il en est de même des germes d'infusoires, des grains de pollen des fleurs ou des grains de poussière.
On y reconnaît aussi, à leurs effets, la présence de substances d'origine organique dont rinlluence est désastreuse pour l'homme et les animaux : ce sont les miasmes dont nous ignorons entièrement la nature dans la plupart des cas, et que nous sommes inhabiles à saisir, soit à cause de leur proportion pondérale excessivement faible, soit à cause de l'uniformité de com- |)osition de toutes les substances organiques. Nous serons probablement encore longtemps les seuls réactifs propres h déceler leur existence, et notre unique ressource est d'étudier les circonstances générales au milieu descjuelles ils se produisent ou se propagent, et de nous efforcer de changer ces conditions. Lorsque la science du globe, encore arrêtée aux détails des faits extérieurs, aura pu pénétrer dans l'intimité de leurs causes, clic pourra peut-être aborder avec plus de fruit ces problèmes si graves pour l'humanité.