‹ Les mouvements de l'atmosphère et les variations du tempsChapitre 16 sur 150 · POIDS ET HAUTEUR DE I/ATM0SPI|£RE · texte numérisé non relu

POIDS ET HAUTEUR DE I/ATM0SPI|£RE

^ II. — Poids et luiwtear de l'atiMosphére.

Arislole soupçonna le premier que l'air est pesant. Pour s'en assurer, il prit une outre, la pesa d'abord vide, puis ensuite remplie d'air : il trouva même poids. L'outre gonflée par l'air introduit déplaçait au dehors un volume d'air égal au sien; elle, perdait donc en poids d'un côté ce qu'elle gagnait de l'autre*. Pour obtenir un résultat probant, il fallait la machine pneumatique découverte par Otto de Guéricke, et permettant de faire le vide dans un vase à parois rigides. Dans son expérience, Otto de Guéricke remplaça l'outre d'Aristote par un ballon en verre; celui-ci, déplaçant un volume constant d'air extérieur, toute variation dans le poids de son contenu pouvait être appréciée. Avant Otto de Guéricke, Torricelli avait déjà démontré indirectement la pesanteur de l'air et de l'atmosphère en découvrant le baromètre.

L'eau aspirée dans les corps de pompe les plus parfaits ne peut atteindre, sous le piston, à plus de 10", 35 au-dessus du niveau extérieur. Ce fait, singulier pour une époque où l'ascension de l'eau dans les pompes était attribuée à une honneur de la nature pour le vide^ fît supposer à Torricelli que le jeu des pompes pouvait bien être un simple résultat du poids de l'air et de la pression qu'il exerce à la surface du sol. S'il en était ainsi, en opérant sur du mercure dont la densité est treize fois et demie plus grande que celle de l'eau, la colonne soulevée devait être treize fois et demie plus courte que la colonne d'eau, le poids des deux colonnes devant être le même. L'expérience faite par

' D'après un principe découvert par Archiinède et connu sous le nom de ce géomètre, tout corps plongé dans un fluide, air ou cau^ y semble perdre une partie de son poids égale au poids du fluide qu'il déplace.

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