‹ Les mouvements de l'atmosphère et les variations du tempsChapitre 17 sur 150 · I/ATMOSPHÈRE, LA TERRE ET LES MERS · texte numérisé non relu

I/ATMOSPHÈRE, LA TERRE ET LES MERS

TorriccUi lui fournil une première confirinalion de son induction. D'un autre côté, en s'clevanl à diverses hauteurs dans l'atmosphère, le poids de la colonne de mercure soulevée, et par conséquent la longueur de cette colonne, devait diminuer graduellement de quantités correspondantes aux couches d'air laissées au-dessous de soi. L'expérience fut exécutée sur le Puyde-Dôme d'après les instructions de Pascal, par son beau-frère, Florin Périer ; . elle fut réjDétéc par Pascal même sur la tour Saint-Jacques, à Paris. Les résultats furent décisifs, et l'on eut dans le baromètre un moyen facile et sûr de mesurer le poids total de l'atmosphère et les variations de la pression qu'elle exerce en divers temps et en divers lieux à la surface du globe.

La hauteur du baromètre est en moyenne de 760 millimètres au-dessus du niveau des mers. La pression exercée par une semblable colonne de mercure sur une superficie de 1 mètre carré est de 10,550 kilogrammes environ. Telle est la pression moyenne de l'atmosphère par mètre carré de surface; elle subit des oscillations continuelles dont nous aurons à déterminer l'étendue et les causes, et à donner T interprétation.

L'air résiste à cette pression par sa force de ressort. Le corps humain n'en éprouve aucune gêne dans ses mouvements parce que les pressions s'équilibrent exactement tout autour de lui ; cependant certains phénomènes physiologiques sont modifiés en nous par les vaiiations de la hauteur du baromètre dans le lieu où nous vivons. Le sang tient en dissolution certains gaz, tels que de l'air et de Tacide carbonique, et la dissolution est aidée par la pression extérieure. Lorsque cette pression diminue brusquement, ainsi qu'il arrive dans les ascensions aérostatiques, par exemple, une partie des gaz dissous redeviennent libres; ils occupent une place distincte dans le sang dont le volume total semble augmenter. On observe alors une turgescence très-marquée des organes, et le sang suinte quelquefois

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