‹ Les mouvements de l'atmosphère et les variations du tempsChapitre 60 sur 150 · CARTE DU FOND HE L' ATUNTIOIE · texte numérisé non relu

CARTE DU FOND HE L' ATUNTIOIE

approximaliTemcnt la configuration du lit de l'Océnn. Ces recherches se multiplient d'ailleurs pour les besoins de la téléf^raphie maritime.

Une des plus grandes diFlicullcs de l'opération du sondage provient de l'entraînemenl de la ligne de sonde par les courants marins, en sorte que la ligne continue ù filer alors mâme que son extrémité a touché le Tond. Il est donc nécessaire d'y suspendre un poids assez lourd pour que la descente soil très-rapide et que rallégemonl dû au contact avec le fond devienne nettement perceptible pour l'opérateur par le ralentissement de la vitesse avec laquelle s'efreclne le déroulement de la ligne ; mais alors la levée de l'appareil devient difficile et mém»' impossible. Pour y remédier, on a imaginé divers appareils. Nous reproduisons {fig 28) celui avec lequel ont été failes la plupart des grandes sondes américaines el qui porte le nom de son inventeur, Brooke, ofGcier de la marine des Etats-Unis. Un boulet de 64, pesant 29 kilogr., est percé de part en part d'une ouverture cylin- rtg.».~Appa«iijpBraoi.idrique dans laquelle passe librement une tige de fer AB. Cette tige porte à son extrémité inférieure une eavité cylindrique C garnie de suif intérieurement et destinée à recueillir des échantillons du fond des mers; elle est munie h son extrémité supérieure de deux leviers mobiles et n crochet. Un disque de cuir £, évidé en son centre, est passé au-dessous du boulet el se trouve retenu par deux fils de fer aux cn>chets des deux leviers, A œs derniers sont fixés les deux brins de l'extrémité inférieure de la ligne de sonde. Tant que le système est librement suspendu à la ligne, les deux leviers d sont relevés et le boulot est retenu ; mais dts que la lige AB louche le fond.

le poids (lu boulet fait tomber les leviers, le boulet se décroche et devient libre. Avec cet appareil, et en opérant dans un canot, afin de se maintenir avec quelques avirons dans la verticale de la ligne, on a pu obtenir des sondes assez exactes à toute profondeur. Nous reproduisons (planche VUI), en la réduisant, la carte du fond de l'Atlantique depuis le parallèle de 50** Nord jusqu'au parallèle de 10** Sud. Cette carte n'entre pas dans tous les détails de la configuration du fond ; mais en partageant celuici en cinq zones, dont les profondeurs diffèrent de 1000 brasses anglaises, ou de 1829 mètres, elle donne déjà une idée appro* chée des faits observés. Les teintes les plus foncées correspondent aux profondeurs les plus grandes.

Vers le 37* parallèle et entre les 50® et 70" degrés de longitude Ouest se trouve la région la plus profonde. Les sondes y ont accusé plus de 9000 mètres; mais cette évaluation pourrait se trouver un peu exagérée par l'effet du Gulf-stream.

Du cap Raze, sur l'île de Terre-Neuve, au cap Glear, en Irlande, s'étend un vaste plateau remarquablement égal et uni, qui a déjà reçu le nom de plateau télégraphiqiie, La distance à parcourir est d'environ 5000 kilomètres sur une profondeur de 5000 mètres. C'est là qu'eut lieu le premier essai pour la pose d'un câble destiné à relier l'Amérique à l'Europe. L'essai n'a pas réussi ; mais tout fait espérer qu'une seconde tentative sera plus heureuse.

C'est sur ce même plateau que l'appareil Brooke a recueilli les premiers échantillons que l'on s'est procurés du fond de rOcéan. Ces échantillons présentaient à l'œil nu une apparence argileuse; examinés au microscope par le professeur Bailey, de West-Point (États-Unis) , ils se trouvèrent composés exclusivement de coquilles microscopiques dans un état de conservation parfaite. Ces coquilles étaient presque toutes calcaires et de la famille di^ foraminifercfi ; un petit nombre seulement appartenant aux diatomacéefi étaient siliceuses. Dans l'Océan In-

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