‹ Les mouvements de l'atmosphère et les variations du tempsChapitre 69 sur 150 · HAUTEUR MOYENNE DU BAROMÈTKE · texte numérisé non relu

HAUTEUR MOYENNE DU BAROMÈTKE

i minimum barométrique, celui-ci, comme la région des limes, se trouvant toujours en retard sur la marche du

Vers les 25* ou oO'' degrés de latitudes Nord et Sud , aux mites des alizés, nous trouvons des conditions tout opposées celles de la région équatoriale. L'air, au lieu de s'élever de la iirface échauflée des mei*s vers les hautes régions , suit une larche inverse.

Les deux nappes horizontales provenant de la division de la appe ascendante parvenue à une certaine hauteur, se refroiissent graduellement et s'infléchissent peu à peu vei's la mer mesure qu'elles s'éloignent de l'équateur, jusqu'au moment ù elles plongent pour venir à la surface alimenter les alizés. Ine température plus basse, un degré d'humidité moins élevé, me vitesse presque verticale venant se heurter à la surface du [lobe, telles sont les causes naturelles du maximum de pression larométrique observé à ces latitudes. L'air n'y pèse pas seulenenl par son poids insuffisant pour expliquer des pressions de f68 millim. en moyenne, mais encore par sa vitesse, et un [rand nombre des fortes pressions observées à la surface de la •'rance ont une origine semblable.

La largeur du circuit aérien Nord au-dessus de l'Atlantique st moindre que celle du circuit Sud. L'un et l'autre atteigneut m moyenne, aux mêmes latitudes, de 25 ou 50 degrés; mais car ligne de séparation est toujours comprise dans l'hémisphère Nord. Iai nappe descendante vei's le tropique Nord étant ainsi jIus l'approchée des lieux où se dévelopj)ent les causes premières lu mouvement doit consener une vitesse plus grande. En se portant vers le sol avec plus de rapidité , elle y produit une pression plus forte que celle observée dans l'hémisphère Sud, et la différence, d'après la figure 29, peut atteindre à près de 4 millimi de mercure. Pendant notre été, la circulation se ralentit dans notre hémisphère; mais la largeur du circuit y

est moindre qu'en liiver. Ces deux effets se coinjKînsenl, et la pression maximum totale y reste sensiblement la même. H n'en est plus ainsi dans TÂllantique Sud, où l'ampleur du circuit change très-peu . L'accroissement d'acti\'î lé de la circulation ))endant l'hiver, qui correspond à notre clé, sg traduit par une augmentation de l"",l/2 dans la pression maximum. On voit, en effet, dans la figure 29 la ligne ponctuée s'élever d'une manière très-marquée au-dessus de la ligne ph'inc vers le 25* degré Sud, tandis qu'elle s'écarte seulement vei-s la droite de cette ligne entre le 30* et le 25* degrés Nord, sans la dépasser en hauteur.

liCs mouvements du baromètre sont d'une grande régularilc enti'e les tropiques ; toujours très-faibles, ils se reproduisent à jKMi près invariablement chaque jour aux mêmes heures*. En dehors des tropiques et à mesure que Ton se rapproche des pôles, les phénomènes deviennent d'une irrégularité de plus en plus grande ; entre des époques très-rapprochées, la pression subit des écarts considérables. 11 faut alors de longues séries d'observations pour dégager le fait constant des perturbations qui le dissimulent.

En ne nous en tenant pas à TOoîan seulement, mais en envisageant chaque hémisphère dans son ensemble, nous retrouvons, aux latitudes élevées où nous arrivons en ce moment, le balancement des pressions observé dans les régions intertropicalcs et un nouvel exemple de l'influenœ des viti*ss(*s de l'air sur la hauteur du baromètre. L'air descendu des hauteurs de l'atmosphère au niveau de la surface terrestre y était primilivement doué d'un état hygrométrique peu élevé ; mais à mesure qu'il s'avance vers le pôle, il prend a la mer de la vaiHiur, et il tend, d'autre part, à se refroidir. 11 se sature

* Ces InouveInellt^ ont été étudiés avec un grand soin |)ar M. Charles Siiinte- Clairc De\ille, dan> son reiiiarqual)le mémoire ayant pour titre : Recherches sur la meleorologic des Anlillcs et des contrées wisines.

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donc (le plus en plus, et la plus faible cause accidentelle y donne lieu à des condensations de vapein* et à des pluies. Alors même qu il parait le plus chargé d'humidité, il en contient en réalité moins que dans les régions tropicales, i^irct^ que le froid donne à l'air une moindre aptitude à dissoudre de la vapeur d'eau. Néanmoins, les condensations subites effectuées a de fréquents intervalles à nos latitudes moyennes et aux latitudes plus élevées privent tout à coup Pair d'une forte proportion de sa vapeur d'eau, et sa pi*ession s'en trouve affaiblie. Nous verrons plus tard le rôle de ces condensations dans la formation des tempêtes de l'Europe. Ces tempêtes, î\ leur tour, sont une cause nouvelle et trcs-active de la baisse du baromètre en leur centre, par l'effet du tourbillonnement de l'air qui les caractérise.

La masse d'air où une raréfaction s'est ainsi développée n'en continue pas moins sa route ordinaire. Elle promène pendant un temps plus ou moins long, à la surface du globe, la baisse du baromètre qui s'y est produite. De là est née. la théorie des ondes atmosphériques généralement acceptée dans la science.

Les ondes atmosphériques ont été l'objet d'un travail considérable et d'une haute importance de la part de M. Quételet *. Reprenant les études faites par sir John Herschel pendant son séjour au cap de Bonne-Espérance, le savant directeur de l'observatoire de Bruxelles rexîhercha des collaborateurs dans les différentes parties de l'Europe et ne négligea rien pour étendre la vaste croisade scientifique qu'il plaçait sous les auspices de l'académie de Belgique. De 1855 jusqu'à la tin de 1841, cette académie avait publié les résultats des observations qui lui venaient de divers pays; à partir de cette dernière époque, elle leur ouvrit le recueil de ses Mémoires^ et

• Sur le climat de la Belgique, par M. Quctclel, directeur de TObservaloire royal de Bruxelles, 1. 11, p. 75 et suivantes.

vers la fin de 1844 Je nombre des stations était d'environ 80. Ixî dépouillement des observations, les calculs de réduction d de correction; l'assemblage des tableaux et des cartes figuratives, ainsi que la publication de ces matériaux, devint un travail si considérable que M. Ouélelet, malgré son activité d son dévouement à la science, fut contraint d'y renoncer.

liCs observations se faisaient d'heure en heure, pendant 30 heures consécutives, aux quatre époques annuelles des solstices et des équinoxes. Une aussi courte période ne pcnnettajl Av suivre la marche de l'atmosphère que dans une très-iwtilo étendue de son parcours. Il devenait dès lors d'une extmne difficulté de rattacher les mouvements du baromètre h leur véritable cause. Les travaux de M. Quételet n'en ont pas moins puissamment contribué à répandre les études météorologiques, et, ce qui est peut-être encore plus important jjour l'avenir de la science, ils ont fait ressortir aux yeux des météorologisli's les avantages considérables qu'ils pouvaient retirer du concours dii leurs efforts.

La région du gloln» où se», croisent le plus grand nombre clos trajectoires d(»s centn»s mobiles de dépression barométriqnc sera celle où la pression moyenne paraîtra la plus faible. Cetlc région, dans rAllantique, est comprise entre TerroXeuve cl rislande. IMus à l'Est, la {)ression moyenne monte graduellement jusque sur la Sibérie où nous trouvons une ivgioii à pression maximum. Or, nous remarquerons que le mouvemeni général de Tatuiosplicie est dirigé, des parages de Terre-Neuvo et de l'Islande^ vers les régions sibériennes d'où il retourne vers les régions équaloriales. La progression de l'air a donc heu dans le sens des pressions croissantes ; elle ne peut être TelTel de ces pressions: elle a son origine ailleurs. La distribution des pressions est au contraire le résultat du mouvemeni de l'atmosphère c^l de la disposition des lieux*

Sur TAtlantique Nord , le grand Courant aérien d*cntw

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