‹ Les mouvements de l'atmosphère et les variations du tempsChapitre 70 sur 150 · HAUTEUR MOYENNE DU BAROMETRE · texte numérisé non relu

HAUTEUR MOYENNE DU BAROMETRE

S. cl 0. n'est que la continuation du contre-alizc supérieur allant de l'équateur vers les régions tropicales. 11 est soutenu et favorisé dans sa marche par la température élevée du Gulfstream et par les abondantes et brusques condensations de vapeur effectuées particulièrement sur sa rive gauche. Mais, en vertu de sa vitesse acquise, il dépasse la région où il est attiré; il s'en écarte, et par l'effet de sa vitesse même, et aussi par la diminution graduelle des parallèles qui tend ù l'incliner vers l'Est : cette double circonstance contribue encore à exa gérer la dépression barométrique observée sur le Nord-Ouest de l'Atlantique Nord. Le courant aérien s'étend jusqu'au Nord de l'Europe et de l'Asie. Il y arrive avec une humidité de plus en plus faible, une température de plus en plus basse et une vitesse mourante. L'air s'accumule sur ces dernières régions où la pression barométrique atteint un maximum. La sécheresse de l'air dépouillé peu à peu de sa vapeur dans ce long trajet et la pureté du ciel résultant de cette sécheresse viennent encore favoriser la hausse du l>aromètre. L'air s'écoule ensuite vers le Sud dans des directions moins nettement déterminées.

Dans la idéalité des faits de chaque jour, les basses et les hautes pressions éprouvent des déplacements Irès-étendus à la surface de notre hémisphère, parce que le courant équalorial y subit de grandes oscillations dans son amplitude vers le Nord et vers l'Est (V. ch. xui) : les moyennes indiquent leur position la plus fréquente ou la plus durable.

Un effet analogue se produit sur la partie opposée de Théinisphère Nord. Au courant équatorial de l'océan Pacifique correspond une région située entre le Japon et les îles Aléoutiennes oft la pression barométrique est minimum, et une autre région située sur le Nord de l'Amérique où la pression est un maximum.

Dans l'hémisphère Austral, ou reli'ouve aux diverses latitudes

des Veiriations barométriques analogues à celles de rhéiuisphèro Boréal. Après le inaximuni du 25*" degi'é de latitude, la pression nioyenue baisse graduellenienl vers le Sud, et niéinc beaucoup plus rapidement que sur rAtlanlique. lia hauteur moyenne du baromètre est d'environ 752 niillim. au cap Horn; elle se relè>c un peu sur d'autres ])oints du même parallèle; mais la faible étendue des continents sur cette partie du globe et son \^eu de fréquentation par les navires, en dehors de la ix)ul4; d'Australie, y rend la circulation aérienne moins nette et ses effets sur le baromètre moins bien connus.

^ m. — VariatloBii dn iMurométre avee Icai saisons.

Le baromètre varie peu d'un mois à l'autre de Tannée, dans les régions équatoriales des deux Océans où le régime de.s vents est régulier et bien établi. D'après M. Charles Sainte-Claire Deville*. l!osciIlation serait comprise, h la Guadeloupe et dans la chaîne septentrionale des petites Antilles, entre 7t)0,6 correspondant au mois d'octobre, et 765,7 cori*e.spondant au mois de mars. 11 n'en est plus de même sur les continents où d(*s renversements ont souvent lieu dans la direction des courants d'air. Dans l'Inde en particulier, à Bénarès et à Calcutta, l'oscillation de la colonne mercuriellc est d'environ 16 millim. de juillet en janvier, ainsi que le montre la flgure 50, dans laquelle chaque ligne verlicale correspond à un des mois de l'année. A Macao cl au Caire, villes dont le climat s'éloigne d(\jà des conditions sjiécialcs du climat de l'Inde, l'oscillation du baromètre est notablement plus faible, bien qu'elle soit encore tnVprononcée. Elle est beaucoup moindre à la Havane. Elle devient très-irrégulière dans nos climats, comme l'indique

* Météorologie des Antilles, par M. Gliarlcs Sainte-Glaire Dcvillc, p. 50.

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