‹ Les mouvements de l'atmosphère et les variations du tempsChapitre 71 sur 150 · TARIATIUNS DU BAROMÈTRE AVEC LES SAISONS · texte numérisé non relu

TARIATIUNS DU BAROMÈTRE AVEC LES SAISONS

1 figure 51 pour Eillc, Paris, Berlin, Saint-Pétersbourç.

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Chacuno. «les inflesions présentées par ces courbes n sa raison

t83 LES PRISSIONS BAROMÉTRIQUES.

d'être et nous révMc une parlicularilé du climat du lieu auquel elles se rapportent. La forle baisse observée en été dans les villes avoisinant les mers de l'Inde est due à l'établissement des moussom du S. 0. dont nous parlerons bientôt et k l'arrivée des grandes pluies qui les accompagnent . Les maximum et

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minimum prcsenics par la courlns de Paris sont liés aux déplacemcnlsdeslijînes de parcours des bourrasques à la surface de l'Kurope. Ces courbes onl donc une grande importance, cl aucune de leui-s particularités n'est à négliger.

VARIATIONS DIURNES DU BAkOMÈTRE. i83

D'une manière générale et en négligeant les fluctuations secondaires, on reconnaît que la pression atmosphérique totale exercée sur l'hémisphère Nord augmente en hiver et diminue en été : Tinverse a lieu sur l'hémisphère Austral où la même formule est applicable, mais où les saisons sont renversées. Celte variation de la hauteur moyenne du mercure dans les divers mois de l'année est le résultat naturel du balancement des températures sur les deux hémisphères et du transport de la masse gazeuse de l'un à l'autre suivant les saisons. Ce résultat est encore plus marqué si l'on défalque de la pression barométrique totale la part de la vapeur d'eau contenue dans l'air, de manière à ne conserver que celle qui appartient à l'air sec. Li figure 32 montre qu'à Pétersbourg et à Halle, comme à Calcutta, la force élastique de l'air est à son minimum en été. Dans cette même figure, nous avons réuni, pour Calcutta, la courbe \mnlillée des pressions totales à la courbe pleine des pressions ducs à l'air seul : l'écartement variable de ces deux courbes donne la valeur de la force élastique de la vapeur d'eau mélangée à l'air. Cette force élastique est de 25 millim. en juillet et de 14 millim. en janvier. Li diflTérence est beaucoup moindre à Halle et à Saint-Pétersbourg, elle suffit encore cependant pour expliquer le régime annuel des pluies dans ces divers pays.

g IV. — ITarUuloBM diurnes dn baromètre*

L'oscillation diurne de la température en chaque lieu produit une oscillation coirespondante dans la hauteur de la (*olonne mercurielle. C'est encore à Téquateur et dans les régions voisines que le phénomène acquiert le plus d'ampleur vl de régularité. Mais la brièveté de la période diurne y rend plus évidente aussi l'inertie de la masse gazeuse, et au lieu

184 LES PR\sSSIONS BAROMÉTRIQUES.

d'un seul minimum au milieu du jour, comme en été, et d'un seul maximum pendant la nuil, comme en hiver, nous trouvons chaque jour deux maximums et deux minimums.

L'oscillation barométrique est tellement régulière dans les régions voisines de l'équateur qu'elle pourrait presque servira marquer les heures ; aussi est-ce dans ces régions qu'elle a élé constatée d'abord. Un observateur habitant Surinam en 1722, et dont le nom est resté ignoré, est le premier qui l'ait fait connaître d'une manière positive; le père Boudier l'a observée dans rindc pendant l'année 1740; de Ilumboldt en a fait l'objet d'une étude complète et montré qu'elle se produit également dans nos climats ; elle y est seulement plus faible et masquée par des oscillations irrégulières du milieu desquelles il est assez difficile de la dégager. Elle a été examinée avec les plus grands détails par M. Deville dans son mémoire déjà cité.

D'une manière générale, le baromètre baisse lentement depuis dix heures du matin jusqu'à trois heures ou cinq heures du soir suivant les saisons. Après avoir atteint un premier minimum^ il remonte jusque vers neuf heures ou onze heures du soir où il atteint un premier maximum. Il baisse de nouveau et l'on observe un second minimtim vers quatre heures du matin et un secœid maximum vers dix heures. Ces oscillalions sont rendues évidentes, par les figures 35 et 54. Très-prononcées vers l'équateur elles le deviennent beaucoup moins à nos latitudes. Les heures de maximum et de minimum appelées heum tropiques varient avec la saison, avec la latitude, aven; la hauteur du lieu au-dessus du niveau de la mer.

L'oscillation diurne du baromètre a pour chaque lieu une origine locale. Sa cause première est dans l'action des rayons solaires à la surface du globe; mais elle est en rapport avec rétendue et la rapidité de réchauffement du sol, avw laliondance des vapeurs formées chaque jour et cimdensées peu-

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