RÈGLES POUR ÉVITER LES CYCLONES NN MER
arrière porterait le navire droit sur la ligne du centre si le vent soufDe d'E., ou ferait suivre au navire une route parallèle à celle de l'ouragan, ce qui prolongerait le danger, si le vent soufllait du S. E. 11 faut alors fairtî route au plus près^ toujours triliord amures, c'est-à-dire qu'il faut orienter le navire «le meulière qu'il marche le plus près possible dans la direction d'où vient le vent ; il reçoit le vent par son côté droit, mais de l'avant et non de l'arrière. C'est sous cette allure que la direction des lames est la plus défavorable, puisqu'on les reçoit par le travers; mais (î'est la seule qui éloigne du cenire dangereux, surtout si le veut souffle du S. E. Dans la région où nous supposons le navire, l'ouragan marchant du Sud-Esl vits le Nord-Ouest, le S. E. règne avec son maximum d'inlensité au milieu du demi-cercle dcingereux. Si l'on était prévenu à temps, qu'on soit assez éloigné du centre «t assez pi^ès «le la ligne qui sera parcourue par i*a centre, il [)ourrail être avantageux de franchir cett<» ligne pour passer dans le demi-cercle manial)h^
Ou comprend combien une connaissance approfondie des lois des ouragans |Xîut devenir avantageuse dans des circonstances aussi critiques, et combien il faut <1(» décision el de sang-froid potu* appliquer ces connaissances aux conditions |)articulières du navire, à sa situation par rapport h l'ouragan, au voisinage plus ou moins rapproché des C()les qu'il faut éviter ou «pii ixîuvent offrir un refuge.
Pour mieux préciser les indications, nous avons supposé le navire exposé à un ouragan de l'Atlantique Nord el dans la région des alizés du N. E. I/CS directions signalées changent à mesure qu'on s'élève vei's le Nord ; elles changent aussi suivant les mers; mois un fait reste constant, comme le sens de rotation dans chaque hémisphère. Pour fuir le centre dans l'hémisphère Nord, il faut toujoui-s présenter au vent la hanche droite du navire (tribord) ou porter tribord amures suivant le langage des marins. Dans l'hémisphère Sud au contraire, on le sens de la
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rotation est renversé, il faut présenter au vent l.i hanche pauclu» ou porter bâbord amures *.
Si le vent soufflait exactcniiînt dans la direction de la circonférence dont l'ouragan est le centre, ce centre se trouverait toujours sur une ligne perpendiculaire au vent, sur sa gauche dans notre hémisphère et sur sa droite dans l'hémisphère opposa» ; mais nous avons vu que cett€ direction est déviée, par la vitesse de translation du cyclone, d'une quantité dépendant du rapport des deux vitesses ; il faut donc tenir compte de cette influence.
Tant que le baromètre baisse, le centre s'approche. Suivant M. Bridet, un navire qui se trouve sur la ligne de parcoui's de l'ouragan peut s'estimer à 24 heures du centre quand le baromètre baisse de 0""3 par heure; à 18 heures s'il baisse de 0""6 ; à 12 heures s'il baisse de 1"""; à 9 heures s'il baisse de ] ""5 ; à 6 heures s'il baisse de 2"" ; h 3 heures s'il baisse de 5"". Tout près du centi'e la baisse par heure serait de 4""3. En dehors de la ligne du centre la baisse moyenne par heure n'est plus la même et on n'en peut plus conclure la distance approximative que par de^ appréciations très-délicates.
En dehors des grandes tempêtes tournantes on rencontre fréquemment dans les régions tropicales, sjiécialement dans la région des calmes, de violents orages accompagnés de coups de vent, de trombes ou de tornados. Ces phénomènes se l'eproduisant dans nos climats, nous les réunirons dans un même chapitre. Il en est de même de l'origine de ces divers météoi'cs.
* Los amures sont \vs cordages qui servent à flxer les extrémiU's inférieures (les voiles au liordage dos navin*s.