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CHAPITRE II

L'ARSENAL DE LA MÉCANOTllÉUAPIE

Api-arcils à inouvcmcnls ;iriifs. - Appareils à mouvements passifs Apiiar. ils (rOi'UiopcHiie.

Les appareils utilisés par la Mécanolliérapie se divisent, au point de vue de leur destination, en trois groupes : 1" appareils à mouveuienis actifs; il' appareils à mouvements jtassifs; o appareils spéciaux iVorthoju'die.

Appareils à mouvements actifs.

Ils sont construits de manière à opposer à l'effort développé par le malade une résistance qu'on peut à volonté rendre forte ou faible sans changer la forme du mouvement et sans faire intervenir des muscles autres que ceux des groupes spécialement visés.

La forme du mouvement est commandée par celle de l'appareil même, dont la disposition est telle que le sujet, se plaçant correctement, ne peut faire agir sur le poids de résistance aucun autre groupe musculaire que le groupe visé, et ne peut mouvoir le membre ou le segment du tronc, correspondant à l'appareil, que dans une direction unique et

L'AUSElNAL de la MÉCAiNOTHÉRAPlE

toujours la même. Le mouvement se trouve, en quelque sorte, moulé par l'appareil à l'aide duquel on l'exécute.

On est donc sûr, avec les appareils à déplacement actif, d'obtenir toujours un mouvement de forme correcte, et l'on voit l'importance de cette condition, quand il s'agit de remédier à un mouvement de forme vicieuse : soit que le sujet ait pris l'habitude de faire intervenir, dans un acte musculaire, des articulations et des muscles supplémentaires pour compenser l'insuflisance de ceux auxquels le mouvement normal est dévolu, comme il arrive si souvent en cas d'atrophie et de parésie d'un groupe de muscles, de raideur ou d'ankylose d'une articulation, etc. ; soit qu'une alfection des centres nerveux ait créé des troubles de la coordination et des mouvemenls involontaires qui dérèglent et dénaturent les actes musculaires voulus, comme dans l'ataxie locomotrice, la chorée, etc. Avec les appareils de Zander, le sujet est mis dans l'impossibilité de « tricher » en exécutant les mouvements qui lui sont difficiles; en outre, il ne peut faire dévier ses membres hors de la direction qu'ils doivent normalement prendre et dont la forme de l'appareil ne leur permet pas de s'écarter.

Nous avons déjà exposé le principe suivant lequel les appareils actifs sont construits. La résistance que les muscles ont à vaincre est représentée par un contrepoids qui peut se déplacer le long d'une règle graduée. Le déplacement du poids permet, à volonté, d'augmenter ou de diminuer la longueur du levier sur lequel agit la résistance et, par conséquent, de faire varier dans le même sens l'intensité de l'effort du sujet qui doit soulever le poids. Quant au levier, il est articulé de façon à ne pouvoir se déplacer que dans une direction unique, calculée en vue de celle que doit prendre le membre ou le segment de membre mobilisé. Comme chaque membre peut se déplacer suivant plusieurs directions, il y a plusieurs appareils pour exercer chaque membre : l'un permettant V extension

LES MOYENS D'ACTION

seulemenl, l'autre la /lexion, un autre V abduction, Vaddiiclion ou la circumduclion, etc. Toutefois, pour simplifier l'attirail thérapeutique, Zander a ingénieusement utilisé les ressources de la mécanique pour obtenir à volonté d'un même appareil deux mouvements différents, mais successifs. Par

FlG. 5. — Appareil B\ pour roxtension totale du membre inférieur (type du dispositif des appareils à mouvements actifs : réglage de la forme du mouvement et de la dépense de force).

exemple, il suffit de renverser le levier porteur du poids de résistance pour transformer un appareil à lïexion en appareil à extension, un appareil à abduction en appareil à adduction, etc.

Dans tous les appareils à mouvements actifs construits pa,r Zander, on trouve un dispositif qui assure, à tous 'es mo-

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