‹ Les mouvements méthodiques et la "mécanothérapie" [electronic resource]Chapitre 49 sur 58 · CHAPITRE XXI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXI

TUAÏTEMENT « MÉCAMOUE » DES PARALYSIES

Ici, comme au chapitre précédent, nous ne ferons que rappeler sommairement les indications déjà exposées avec plus de détails au cours de ce livre.

C'est au chapitre des Impotents et plus spécialement au paragraphe de VI m potence paralytique qu'on trouvera l'exposé du traitement dont ce court chapitre n'est qu'un résumé (voir p. 8-20).

Les effets fonctionnels de l'exercice, c'est-à-dire ceux qui ont pour résultat de solliciter le fonctionnement des éléments nerveux, ont leur indication dans les paralysies dues à des affections organiques ou à des névroses sans lésions d'organe. Il va de soi que refficacité du traitement sera plus grande dans les troubles purement fonctionnels et sans lésions. Toutefois, il ne faut pas oublier que, même en cas d'altération organique, la fonction peut toujours améliorer Vorgane et développer la capacité fonctionnelle qui lui reste, aussi faible soit-elle. Il faut se rappeler, de plus, que les lésions d'organes ne détruisent presque jamais tous les éléments susceptibles d'entrer en fonction ; et l'observation des faits prouve, du reste, que des suppléances fonctionnelles s'établissent

souvent d'une région à l'autre, aussi bien dans les centres nerveux que dans les autres appareils organiques.

Pour ces raisons, les hémiplégiques et les paraplégiques pourront toujours gagner quelque chose à « exercer » leurs cellules motrices cérébrales ou médullaires, en exécutant chaque jour tous les mouvements actifs que leur permet la maladie. Presque toujours, en sollicitant méthodiquement et avec persistance des efforts volontaires dans un membre en apparence dépourvu de toute motilité, on finit par y voir apparaître quelques mouvements et à plus forte raison réussiton à augmenter l'étendue et l'énergie des mouvements quand ceux-ci ont en partie persisté.

Nous avons dit, enfin, au chai)itre des Impolenls, que la perte apparente des mouvements est presque toujours plus considérable que ne le comporterait la lésion des centres nerveux. Nous savons que, dans l'immense majorité des cas dlié niipleg le, de paralysie infantile, aussi bien que dans les névrites périphériques, les troubles de motilité directement produits par la lésion sont considérablement exagérés par des troubles secondaires de la circulation et de la nutrition, tels que les œdèmes, les atrophies musculaires, les raideurs articulaires, etc. , sur lesquels le traitement mécanique a une action incontestée. Enfin, là encore, on a à combattre les troubles de coordination consécutifs au défaut de pratique des mouvements. La rééducation matrice doit intervenir comme élément curatif.

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