GUYON, BAILLET, MAISONS
ImprimcTis VINCHON, rue J.-J. Rousseau, 8.
CITOYEX^,
Un nouveau triomphe vient de prouver encore une fois l'imlomptable puissaiict' du peuple se levant pour la iltlense des droits iniprtscriptiblcii.
En acceptant une nouvelle Dynastie, aprùs la victoire de Juillet, la France avait voulu assurer mieux son besoui de paix et de progrès, mais cet espoir, depuis longtemps démonlré irr^'alisable, devait ôtre vain. Le Koi des Barricadt$ s'est chargé de prouver aux plus incrédules que la Royauté ne saurait engendrer ipi'é-
foïsnie, lorrupiion, violence et esclavage ; la rance. fatiguée de tanl d'audace et de tant de turpitudes, vient de bri>er ce nouveau joug, mille fois plus honteux ipie les précédents.
Ah ! que les Jlots de sang dont les rues de l'héroïque Paris \ieniient d'Otie inondées, re- •lornhent à jamais sur la Monarchie, et «pie nos rer;rt.'ts donnés à la mémoire de tant de nobles martyrs des Rois, servent à entretenir, contre ce système lalal et avilissant, l'exagération des générations futures.
Citoyens, nous sommes rentrés dans la plénitude de nos droits : voici que nos devoirs commencent.
Le gouvernement que nous sommes spontanément appelés ii exercer ne doit plus, à aucun prix, sortir de nos mains. Que désormais le peuple soit sans cesse en veille, l'arme au bras : quf; la Constitution à venir soit sa force et son guide!
Lu République, c'est le triomphe du Droit et
de la vertu , c'est le règne de la suprême Justice : elle seule peut nous assurer les douceurs de la paix, de la liberté et du l'égalité. Apportons-lui donc tout notre concours, et élahlissons, eiilin, le gouvernement de TOl'S l'OrU CiLVCCN KT 1)K CII.VCL'.N l'Ol R KUS.
C'est pendant le trop court espace de teni|)s (|u'en ont joui nos (lères que les améliorations les plu.s !;r;:reu.ses ont ('lé accomplies. C'est la République qui a fait surgir tant et tant de citoyens qui se sont immortalisés dans les sciences, dans la politicpie, dans ^admini^tralio^ et ;\ la tète des armées. Cini|uante années lécoinlées par le Génie providentiel de l'IIuiiianité, ont passé depuis, la diiïusion universelle des lumières s'est laite, et le progrés a mis en notre pouvou' des leviers et des ressources innombrables qui manquaient à nos pères. Félicitons-rous, enoigueillissnns-nous d'être, en ces circonstances, appelés de nouveau à donner au Monde iio- Iri' exemple à suivre.
Dans notre cité stéphanoise, tous les citoyens s'empresseront de resserrer l'accord sympathique et fraternel qui s'est établi entre eux dés le début de ces heureux évènenieiits. Tous alleiidroiil avec le calme qui convient aux hommes libres et foris que h; sy^tènle jiouveau porte ses fruits; de radicales réformes sont nécessaires : chacun concourra à les établir. C'est ainsi que nous avancerons progressivement vers le bunlieur général aux cris de :
Vive la Rqiiibliqiie!
Kespect
iiiviol.iblc aux
Pcihoi nos ci aux Proprié
lés!
Pour le Comité :
CH.\Pl IS, président.
DUCHÉ cadet, secrétaire.
(Cesl ainsi
dans un grand placard qui va être aflQclié.)
Imprimerie TFIEOUER.
A m^ LAlIARTmE,
Ll Rlr.1 DE Ll LI&ERTË.
|Jar :?l'" (lutrin.