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LE TRAVAILLEUR ET LE RICHE

POINT DE SALAIRES EGAUX. L'égùlilé des salaires détruirait rt'iniilation. Les inhabiles et les fainéants pourraient seuls y gagner.

POINT D'ASSOCIAl'iON POLll IMPOSER LE PRIX DU TRAVAIL. Elle tuerait la concurrence i|ui est nécessaire pour maintenir à bon marche les objets de consommation, et nuirait essentiellement à l'exportation des produits de notre industrie. Cependant, pour poser de justes limites à cette concurrence :

Que, désormais, tout marchand du même étal ne puisse s'établir qu'a une distance déterminée de son confrère.

Que tout commerçant exerçant plus d'un état dans le mémo local, paie le ilroit do patente sur chaque branche d'indusir:e.

La durée du Iravail ordinaire étant fi.xée à dix heures, que le père île famille, ou l'ouvrier qui a des charges à supporter, soit libre de travailler une ou deux heures de plus.

Le liouscrnemenl devra prendre entre ses mains l'exploitation des chemins de fer et entreprendre le défrichement de 40,000 hectares de terres incultes, de plus, la construction à Paris et en province de tous les établis semenU de retraite, dont il sera parié plus bas, et la confection des routes déparleiiientales et des chemins vicinaux depuis si longtemps réclamés; il pourra donc toujours DONNRB Df TRAVAIL à ccux <|ui n'en trouveraient pas dans les industries privées.

A cctclTet, un bureau central, à Paris, recevra les noms de tous les travailleurs sans ouvrage, qui seront sans délai dirigés, autant que les circonstances le permettront, sur les points les moins éloignés de leur résidence.

De vastes bâtiments avec jardins sur des

plans simples et uniformes et en dehors de la ville, seront construits et entretenus aux frais de la Ri'publu|ue. Ils devront contenir chacun de 2 à IJ.OOO personnes, et seront appelés : Retraite des travaili.ei'rs.

L'anr ur-propre de l'ouvrier no veut rien devoir à la charité ; en conséquence, il sera fait, par journée de travail, une retenue de o c, qui seront versés au bureau central au nom (le chnijue ouvrier.

Pour subvenir aux frais de construction et de première mise de ces vastes établissements, et RATTACHER pour toujours, par les liens de la fraternité, le ricue avec le tra- VAiLLEiR, le Gouvernement décrétera d'ajtrès le vœu émis parla masse des citoyens aisés : Article unique,

Les circonstances graves exigent des mesures énergiques ; en conséquence pendant deux ans, il sera prélevé à titre de prime d'assurance pour la tranquillité générale, le bon ordre et le respect à la propriété :

o 0;0 sur tous les immeubles produisant de l,o00ii 2,999 fr.

10 0;0 sur ceux produisant de 3,000 à

;i,999 fr.

15 0;0sur tous ceux au dessus de 7,000 fr. o 0/0 sur toutes les patentes au-dessus

de oO fr.

5 OjO sur tomes les rentes consolidées

payées par l'État.

D 0/0 sur toutes les pensions et les traitements payés par lÉtal et au-dessus de 1,500 fr.

Les créanciers hypothécaires supporteront la taxe immobilicredansla proportion de leur créance à la décharge des propriétaires. Cette prime sera exigible par vingt-quatrième de mois en mois.

Tous ces fonds affectés spécialement à as-

surer la construction des éwblis«enients de

retraile Pl leur tlnialioii, seiom vefn'» à la Banque do l'iance.

Tout ouvrier devenu incapable de travailler ou arrivi" à i'àse de 60 ans, qui n'aura pas les moyens suflisanls d'existence et dont le livrel alteslera (ju'il a contribué pour sa part à l'œuvre générale d'association |>en-

dialeniciit dans lun des établissements, lui sa l'emme ei ses enlants f]ui seraient encore dans l'impossibilité de travailler, pour y être

logés, nourris et habillés.

Pour que le peuple de Paris puisse vivre à meilleur marché et soit à même de faire

des épargnes, la Ville supprimera on réduira « il;Her du 1" mai procliain, lis droits sur les vins oitlinanes, la bière, le liois. le charbon et la viande de boucherie. Une taxe de luxe sur les d()mesli(|nes, les voilures, les chevaux et les chiens, pourra remplacer les droits supprimes.

(.h'ji|ue dep II tenient sera pourvu d'un ou

dant un temps déterminé, sera admrs imm^ phi*irnrs ïtarlissements de retraite. Les ou

vriers, cultivateurs et laboure'.irs verseront à la cais-e des peiceplenrs lesij cent, montant delà retenue. a(in d'avoir droit de jouir des niômes avantages que les travailleurs de Paris, chacun dans leur ville ou canton respectifs.

r.n résume :

Pour \AiS lilCIIES, un sacrifice d'argent j^roporlionné à leur fortune réelle et réparti sur 2 années. "

Pour LES OUVRIERS, un travail immédiat et un avenir assuré, par la construction cl l'établis-Scment des maisons de retraite.

Les citoyens délégués des corporations d'ouvriers sont invités à envoyer leur adhésion par écrit au citoyen H. SAINT-JLLIEN, rue de Touniou, 6, pour appuyer la proposition qui sera soumise à la sollicitude du Gouvernement provisoire.

Paris. — Imprimerie de Paul Itenouard, rue Garancière, 5.

REPUBLIQUE FRA^ÇA1SE

LIBERTÉ, EGALITE, FltATElVMTE.

De tous les points du Département je reçois de bonnes notivelles. Pour plusieurs chefs-licnx de canton, une adhésion franche à la Ué|iul)li([ne et à son Gouvernement provisoire a devancé ma circulaire aux Sous-Préfcls; une seuîe commime jusqu'à ce jour, an lieu de reconnaître la Ré]Miblique et son Gouvernement provisoire, a cru devoir adhérer, conirairenieiil au tlécrel du 2(5 février 18/i8 inséré au Moniteur, au Gouvernement provisoire républicain établi à Paris, subtilité que le Commissaire de la République française à Nantes ne peut et ne doit ae(ept<'r.

Nantes, le 9 mars 1848.

.Salut et fraternité, A. (iUÉPIN.

AUX CULTIVITKUUS, AUX XKGOCIWTS.

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