I.inEUTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ
Vive la République!
ALiDIARD-BOiNNET, Rédacteur du journal la Haute-Loire.
Puv. — T\p. J.-B. Gaudelet.
AVIS AUX ÉLECTEURS
d' Eure-et-Loir.
CITOYENS
La Révolution de Juillcl nous avait débarrassé* de l'aristocratie de nom; le Gouverncnu'nl qui lui succéda nous apporta l'aristocratie financière. C'est du haut de leurs barricades que nos Frères de Février ont proclamé, après leur victoire, ces trois mots sublimes :
Liberté, Égalité, Fraternité.
Tous aujourd'hui nous sonuiu's appelés à ratifier, à organiser la grande œuvre de nos Frères de Paris ; tous, nous contribuerons à établir un Gouvernement probe, sage, modéré, puissant à l'intérieur et fort a\i dehors.
Le dernier roi aeniporlé avcf lui, «'n le déiruisaiit jusque dans ses fondements, ce système de corruption qu'il avait fondé et sur lequel il s'appuyait pour nous asservir.
Plus d'ambition jîrivée pour nous, fds régénérés de la Nouvelle l'rance, plus d'intérêts sordides ; d'abord et avant tout le salut de la Patrie, sa tranquillité, sa prospérité à l'intérieur, sa vénération au dehors.
Pour atteindre rebul, tous nous devons travailler à la grande œuvre de l'organisation de notre République; Ions nous devons songer à cette organisation du travail qui assurera au pauvre laborieux son bien-être, au riche le respect à sa propriéli'; tous nous devons conlriljuer à éloigner de nôtres Gouvernement ces dictateurs itnpies qui voudraient encore entraver ce règne de liberté que nous avons mis soixante ans à concpiérir.
C'est aux travailleurs que je m'adresse, travailleur moi-même ; enfant naturel de la Patrie, je m'adresse à tous, car le Christ l'a dit :
Nous sommes tous Frères et libres.
C'est à vous tous, Concitoyens, que, sans autre ambition que celle de servir la France, je viens demander voire sullrage.
Rallions-nous tous à ce cri :
Vive la Uépiibliquc !