SI R LES ÉLECTIONS DES OFFICIERS ET SOLS-OFFICIERS
Sous un riouvenuiuent aiislotrali(iue, il rtail concevable qiif les Officiers de la Cianle u itioiiale fussent ( lioisis parmi K-s lioninies aisés ou riches à cause des dépenses que lequipenicnl et les cotisations plus élevées occasionnaient.
Mais, sous une République, l'éiialil('' \eut que chacun soit placé selon ses capacités et non selon sa fortune; il faudrait donc, à mérite égal de patriotisme, choisir des anciens militaires pour chefs, les décorer, aux frais de leur compagnie, des insignes de leur grade, et que les cotisations soient les mêmes pour tous.
Alors, le concours des hommes dignes et capables aurait lieu, les olliciers en retraite, ayant de faibles pensions, ne seraient plus arrêtés par les dépenses, et 1 on aurait des chefs sachant conduire leur compagnie au jour du danger et auxquels l'expérience aurait appris à en tirer le meilleur parti possible saus Fexposer.
Pour arri\eràce but, il suflirait que chaque citoyen souscrivît, dès la première réunion, à une cotisation spéciale de quehjues centi;nes pour m< (Ire la compagnie dans le cas d'acquérir les insignes, les armes et galons de tous les grades.
Cette mesure, étant adoptée, prouverait notre adhésion et notre union à notre devise ;
LIBERTÉ, EGALITE, FRATERNITE
afTeroiirait la force morale et physique delà garde citovenne. assurerait le maintien de l'ordre et de la tran(|nillilé. cl si la pairie en aVait b(>soin, lui ferait trouver une armée toute prèle à défendre le territoire et les principes de notre glorieuse révolution.
VIVE LA REPLBLIOLE!
BOQIET,
Soldat, i'e Compagnie, i<- Bataillon, 3« Légion, 10, rue des Prouvaires.
AUX CITOYEINS ELECTEURS