‹ Les murailles révolutionnaires (volume 2)Chapitre 47 sur 295 · ET M. J. PRADIER · texte numérisé non relu

ET M. J. PRADIER

Statuaire, Membre de l'Institut, Je la Légioa-d'Uoaoeur, etc.

Perniett?i d'affranctiir même la poésie , Pardonnoi Jes dél'.iuls \ qui pour la patrie, Au lîl loinU' bk'isé, s-'nl s.ni paul> iiui s'anime Hier je tenais le fer, comment polir la rime? Mais puisq leeiiFran'x-enlin nous sommes tous parents La Iwnne volonté vaut presque les talents. En faveur du bon cœur passez sur le savoir. J'ai soutenu nos droits, puis-je parler devoir.

Poète, tu l'as dit, une belle cavale, A l'œil vif et lier, aux poses animtïes. Qui prit piiié des serfs et défia leur balle; Dont le h'Minissemeni eflraya tant d'armées, Voilà bien le p<irtraitdu pivs de l'hounenr De la France qui veut avant tout la grandeur! Elle soutint longtemps l'ai„'le de Maren^o Et dut tomber trahie aui champs de Waterloo !

La perte de son sang l'avait seule affaiblie, L'émigré, les capots la crurent endormie. Mais la race est le coin qui dit la destinée, Elle les renversa, reprit ses trois couleurs. Prépare-lui des fers. Judas des trois journées. Apprends-lui l'intérêt, parle-lui de terreurs ! Mais qui peut l'obscurcir soleil des nations ! Le C<)q sait triompher des avides paons.

Février voulut aussi sis trois bolles jnurni^os ; Le nombre saint pour nous sera le nombre Tnois. Vous, tête du souvebain, qui présidoî aux lois, CiloYens, assurez nos belles destinées.

Nous n'ailorerons plus qui pourrait abuser, Notre estime sufllt à bien réi'.om|i;nser. La pitrie, méprisant la sotte égalité, Du mieux chez sej entants v ;al ta rivalité.

Le riche infatué peiit tomber dans ta peine Qu'il goûte le vrai bien, fasse gagner du pain. Qu'il offre du travail au pauvre dans la gène Sur le trùne aujourd'hui, on est banni demain. Et nous,Cincinnatus, la République est libre Déposons les fusils, allons à l'atelier. Pour toujours avec Diou. nous qui désirons vivre, Noire rôle de Christs, c'est de nous sacriQer.

Si vous pérorez et cassez les machines, L'étranger vous vendra jusqu'à ses farines. Los sans-culolle aussi se crment souverain; P.mdant qu'on les flaliit ils man quérenl de pain. Voulez-vous le bonheur ou des valets et taons Qui vous renient demain, geais aux plumes de paons! Vous n'avez que la main : serez-vous des enfants Ignorants qui se croient plus forts que leurs parents?

Ils médisent de toi ceux que ta main couronne. 0 peuple ! que le fond fasse oublier la forme. Si ton contact est ruJe, au moins ton cœur est fier; Dédaignant les trésors, tu cherches poudre et fer. Non, ne pardonne plus .t qui veut t'.ibrutir. Tu pries, car tu produis iuscpie au dernier soupir; Ton culte, c'est le beau, la morab-, les lois : Aussi Dieu l'a béni, tu dompteras les rois!

Oh ! grand peuple français, le monde te contemple I Riche sois libéral, tu seras son exemple. Va, donne-lui toujours les biens que tu produis; Rends jaloux de tes arts mj.no les ennemis. Tous les admirateurs de ta mâle beauté Te salueront, heureux, les yeux mouillés de larmes. Si tu parviens enfin à n'employer tes armes. Qui propager le bien, l'ordre et la liberté.

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