POURRAT-ALOF
iV&M. Nous ne signalons pjinl le^ irrégularités et les exceniricilés de ce doiumenl. Elles sonl trop nombreuses. Nous nous contentons de répéter ici ce que nous avons dit ailleurs : nous publions tout ne varitiur.
Nous ferons remarquer que, comme les deux souvcraitis auxquels nous avons enlevé depuis la couronne, Bonaparte, par l'université, établit lies nuances, en faveur del'arislociatie, dans l'instruction ; c'était rendre impossible le rêve de l'égalité imporlante devant les lois, si les magistrats échappaient aux influences. La nature no fait rien de pareil et d'égal; mais les différences sont bien plus saillantes si la préparation fjiit qu'une partie d'un peuple ait honte, dégoiit et mépris pour l'autre, moins éduqure, à remercier de ses pénibles travaux , et plus à plaindre au reste qu'à blâmer, car elle ne peut pas changer les institutions telles que la classification des natures d'instruction. Ilcureusenient, en France, le bon sens reste avec une vigoureuse sève: l'instruction, c'est la greffe recueillie et préparée de loin, qui change les fruits sauvajjes en de beaux et succulents, et y porte l'excès de vigueur et d'épines; elle est à l'esprit et au cœur, ce que la culture est au sol, ce que le dressage est aux animanx.
Notre Charte aristocratique et les tendances du pouvoir ont jeté la fortune de la France vers (juelques fjmillcs dont les rejetons cependant sont peu brillants. Il cùi été plus sage de prendre toujours la capacité où elle se montre, et de s'empresser de la développer; mais cette idée simple et vraie.sans doute à Ciîuse de cela, n'est pas môine aujourd hui adoptée dans la taille des arbres à fruits, à peme dans l'élève des animaux; le meilleur des denii-sang y vaut mieux cependant que le plus mauvais des pur-sang. Quand cette cliarte à idées étrangères sera remplacée, espérons (|uc nous verrons établir I instruction égale cl soldée par tous, pour tous, comme cela se passe aux Etats- Unis, sous un président, à cinquaiite mille francs I an, élu pour cinq gns; nous aurons peut-être, comme là, une élection à deux degiés, au moins jusqu'à ce (|uc tous les citoyens sachent lire. Chacun alors jouira à pcu-pi es de tout ce qu'il gagne sans en verser une grande partie aux impôts.
Dés septembre 1830, nous aidions à publier le journal hebdomadaire /ti^oH reits, (]ui tomb.i l)ii iilôt avec Rodilo, .son patriotique réducteur, victime d'un pouvoir dès lors hostile au perfectionnement des masses. I//10
deficienle non déficit aller. Nous continuerons ce journal : Uevue du Dimanche. Pour que le contact des citoyens entre eux soit agréable, il faut qu'on les élève au moins à l'apparence de la bourgeoisie, qui doit absorber noblesse et populace. Dès lors, restera à pousser par la morilisation au-delà de cette demi-éducation dont se sert trop souvent à sa honte la bourgeoisie pour établir les influences et faire le mal impunément ou avec adresse, de manière à avoir fait souvent regretter l'ancienne aristocratie.
La partie politique ne doit être que très secondaire dans notre recueil , surtout aussi longtemps que le gouvernement restera ce qu'il est, éclairé, probe, utile, et qu'annexe pour ainsi dire de l'instruction publitpie , nous y verrons le citoyen Carnot, qui mérite déjà des éloges et ne paraît pas avoir besoin d'aide ou d'avis pour atteindre à notre but. Les gravures reculeront notre premier numéro jusqu'au premier dimanche de mai.
Qui n'a remarqué qu'utdes, faute do mieux, les co«ri /ju6//cs éloignés, interrompus par le climat surtout, sans trace autre que la mémoire, bref après attente, sont pour le peuple, surtout pour la jeunesse une occasion de régal, de dépenses, suitout d'orgies, et par suite de maladies. Tièsimportants avant la découverte de l'impression et gravure, ils coûtent beaucoup en temps et ne vont pas trouver le peuple aux heures île repos, à celles de loisir où l'ennui l'enlraine aux excès. Notre format, variable selon le besoin, à côté du narré de faits, contiendra une partie intitulée /«s<ru(/i9n, in-4° reliable. Le format sera celui-ci, caractère |)lus fin, le journal le Bon Sens en dehors. On y trouvera au bout d'un an toutes les sciences utiles résumées, et l'année suivante donnera quarante huit des princijjaux arts et iiuluslries pour pcrnuttre aux enfants de choisir, et qui, touchant à toutes les autres, pouveiit assurer de l'importance et un g igne-pain avec perfectionnement en qiialitccl quantité de produits, c est-à-dire richesse nationale; car, nos armées l'ont montré sous l'Kmjtire, le moral est aus'!.i important dans le travail (|ue les bras.
Dans le désir de faire pjni les nations
voisines ce (ju'elles eussent fait pour nous si
leur licvvil du peuple eût précédé le nôtre,
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nous publierons , avoc uno grammuiri' on quatre lani^ucs, le sujet de notre Instnwthn en i|untrc traductions, françiisc, aileniamlc, italienne, espagnoio. Les amis do ces nniion dites sont appelés à prêter leur secours pour les traductions, et les graveurs sur bois, papetiers, imprimeurs, porteurs, à nous faire des offres en proportion deslrenle-irois niillo communes de France que nous servironsGRA- Tis, si la «lépense nous laisse de tpioi vivre. Les ouvriers qui cassent les presses mécaniques y auiont peulôtre mis empôchcment. L'homme tombe dans la brute alors qu'il ne comprend pas (comme nous, amoureux delà mécanique, qui nous a coulé plus que toute aitie [)assion) qu'il est phi-convenabit; d'abuser des agents de la nature (jnc de la sueur humaine; 2° que l'on ne peut vendre bon marché à l'étranger, à qui on achète tant, qu'à condition que nos produ'ts seront au-dessous du prix de ceux des autres, ce que ne donne pas l'em 'loi île la force humaine; 3° qu'il importe [leu cjue le gain s'élève si on est oblige de le dépenser plus entièrement qu'aujourd'hui pour acheter
clier, faits h la main, les proiluits i|ue les machines donnent à un prix doux ; 4» que la mt'ca!ii(|ue ne diminue pas la masse de maind'œuvre puisqu'elle augmente le goùl de toutes les consommaiions.
Un immense nombio d'abonnés nous e-t assuré, et en outre nous remettrons au premier venu surdomande, franco, sur vu d'un livre, litro de chef ouvrier ou d'hubilalion des champs , le premier numéro gratis.
Nous ne demanderons jamais que nos déboursés, 12 francs l'an (un journal et une science ou une industrioornée de gravures pour 25 cent.), convaincu qu'il est moins imporlanl pour le bonheur d'agrandir sa fortune au delà du nécessaire que dj s'en bien servir. .Viiisi plus les ridicules iiii|)ôisà la Louis-Pliilippe baisseront, plus nous offrirons Lirgement cet imp6l volontaire, complémentaire de l'inslructioa primaire di notre République. Que Dieu la protège.
S'adresser à Pocrrat ALOl"".
A gauche au fond sur IcJardin.S, rue dca Francs-Dourguois (Odéon):
Paris. — Im[)riincrîu de J.-B. GKOS, rue du Foin-Saint-Jacqucs, lii.
L'épreuve du Gouvernement monarchique; conslilutiouucl a clé longue et décisive. — ■ La Trance a été patiente. — .Maintenant elle est mûre pour la Liberté républiraine. — Que de tous les points de la France le peuple salue avec Lonliein- l'avéïiemenl du seul Gouvernemenl compatible avec la Liberté, la (iloire et les Intérêts de la France ; — que le peuplo soit di^uc et calme comme il est grand et fort ; — qu'il montre à ses ennemis que la Liberté est eompalible avec l'< rdre ; -- ces droits sont dé.^ormais assurés ; — mais que d'al)ord le (îouveriu-menl se constitue ! — que des registres soient ouverts à rilôlel de-Ville, et que chaque citoyen vienne y signer un acte lormel d'adhésion à la llépul)li(iue!
VIVE LA RÉPl BLIOUE ! ! !
A. THOrr.F.L, avocat.
Cassius BOYLl'», (ils du général BoYcn.
Toulon, 26 février 18/i8.
Tonloj.— Imp.F. MONQE, tue di; la Miséricorde, 6.
REPlIBLIOl lE FRANÇAISE.
LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATEUMTÉ.
Arrête
LE GOUVERNEMENT PROVISOIRE
Article premier.
Il sera organise'' d'urgence des alelicrs de terrassements,
1° Pour déblayer la tranchée de Claniarl et porter les terres dans Paris, a l'efTet de préparer une gare de chemin de fer de l'Ouest entre le souterrain extérieur et le boulevard ;
2° Pour l'exécution de la gare, chemin de Paris à Chartres;
3° Pour l'amélioration de la navigation de l'Oise ;
W Pour la prolongation du chemin de fer de Sceaux à Orsay.
Art. 2.
Les ingénieurs chargés de la direction des travaux requerront d'urgence le concours des conijKigiiics de chemins de fer pour assurer l'exécution des dispositions qui j)récé(lenl.
L(^s Membres du Gouvernement provisoire de In RcpuNiquc,
DUPONT (de l'Eure),
ARAGO
CBEMIRUX.
LAMARTINE
LEORL-UOLLIN.
MARIE
GARMKR PAGES,