‹ Les murailles révolutionnairesChapitre 101 sur 236 · AUX OUVRIERS · texte numérisé non relu

AUX OUVRIERS

Frères ,

J'étais loin de m'attendre à l'honneur que m'ont fait les délégués des différentes corporations d'ouvriers de Clermont, en me portant comme leur représentant à l'Assemblée nationale, j'accepte cette candidature non comme une charge, mais comme un devoir sacré que je remplirai avec zèle et fermeté.

Frères, le salut de la République est maintenant entre nos mains; unissonsnous donc, rassemblons nos forces et concentrons-les afin de confirmer notre gouvernement dans l'ordre et la tranquillité, et d'améliorer notre sort.

Pendant dix-sept ans, j'ai cherché à vous faire connaître nos droits; deux fois j'ai combattu à Paris, en Mai et en Juin, pour cette liberté si chère à tous.

Travailleur depuis vingt-deux ans, j'ai pu connaître vos besoins, car je les ai partagés ; enftmt du peuple, j'ai fréquenté pendant dix ans les sociétés démocratiques de Paris; là, j'ai pu étudier l'organisation du travail; là, plus que partout ailleurs, j'ai connu les besoins de la classe ouvrière, et là enfin j'ai appris à y remédier.

J'espère donc que tous mes vœnx se réaliseront, car mon plus grand bonheur serait de nous voir tous unis et heureux.

Salut et Fratemilé,

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