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CANDIDATURE

L ASSEMBLEE NiTIOXÂLE.

Des Électeurs du T Arrondissement vous présentent comme candidat à l'Assemblée nationale le citoyen MARTELET, Maire-Adjoint du T Arrondissement. «

Petit-fils d'un vieux soldat de la République, fils d'un ouvrier modeleur en porcelaine, que Béranger honorait de son amilié, notre Candidat, comme il nous Ta dit, a reçu le baptême républicain.

L(î citoyen MARTELET, élève de l'Ecole gratuite des Arts-et-Métiers, en est sorti pour entrer à l'Ecole Polytechnique ; ex-oflicier d'artillerie, il est aujourd'hui professeur à l'Ecole centrale des Arls-et-Manufacturcs, et adjoint, depuis le 25 février, à la 7*^ Mairie de Paris.

Le citoyen MARTELET, connu par l'énergie de son caractère, par ses habitudes simples, laborieuses et modestes, par ses sentiments nobles et généreux, est un véritable démocrate en pratique comme en théorie : sa vie, que nous connaissons tous, est là pour l'attester.

Après avoir combattu en Juillet, voyant r^os espérances trompées, MARTELET s'est mis à l'œuvre de l'émancipation morale et intellectuelle du peuple, afin de préparer de longue main et d'assurer un jour son émancipation politique et sociale.

Pendant dix-huit ans, il n'a cessé de s'occuper activement de l'enseignement gratuit des ouvriers comme professeur-fondateur des Cours de l'association polytechnique.

Qu'il nous soit permis à nous qui avons assisté à ses leçons, de reproduire un passage emprunté au Cours qu'il publiait pour nous l'hiver dernier, et qui nous paraît peindre l'homme tout entier.

oi Altnchons-nous, disait-il, à cultiver notre intelligence, à perfectionner notre « être moral; débarrassons -nous des préjuges qui (aussent notre esprit, qui corrom- « peut notre cœur; n' épousons pas aveuglément les idées et les traditions que l'igno- « rance mus transmet ou que les passions mauvaises propagen' autour de îwus, en « un mol, messieurs et chers concitoyens, éclairons-nous, sachons mériter et cox- « QUÉRIR les nobles destinées que la Providence nous réserve dans l'avenir, et « dont l'espoir fait la force de tout peuple vraiment digne d'être libre. »

Ce vœu du patriote ardent et convaincu est aujourd'hui réalisé.

Nous sommes assurés que l'homme intelligent et dévoué qui a poursuivi constamment, dans cette mission de frère, l'œuvre de l'amélioration morale et physique des travailleurs, saura, même au péril de sa vie, s'efforcer d'établir sur une base impérissable la République française une et indivisible, et consacrer, par ses actes comme par ses paroles, sa foi et son amour dans la région du vrai républicain, résumée par notre sainte devise : Liberté, Egalité, Frnierniié.

Citoyens, unissons-nous pour faire triompher la cause humanitaire et républicaine, donnons nos voix à l'enfinit du peuple, et nous serons assurés d'être dignement représentés.

Aux hommes de conviction, aux hommes vertueux et indépendants qui n'ont rien demandé dans le passé et ne demanderont rien dans l'avenir, aux véritables travailleurs désintéressés, à ces hommes-là, donnons nos suffrages, et le salut de la République est assuré !

Au nom d'un grand nombre de nos concitoyens : SAVARD, HERIEZ, COLLIET, TUBEUF,

Membres du Club des publicistes.

Le citoyen MARTELET a été entendu et admis à l'unanimité comme candidat dans les Clubs ci-dessous désignés.

Club démocratique du Cloître Saint-Merri.

Club patriotique du 1° arrondissement, section des Blancs-Manteaux.

Club de riTomme-Armé.

Club du Bien-Public.

Club républicain de la Fraternité.

Club du 2 mars, à la Sorbonne.

Club de l'Atelier

Paris. — Imp. de Willersheim, rue Montmorency, 8.

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