‹ Les murailles révolutionnairesChapitre 214 sur 236 · AUX RICHES · texte numérisé non relu

AUX RICHES

La grande crainte, ou le grand preiexte de r.Hrisfocrntie,à l'heure qu'il est, c'est l'idée communiste. S'il y avait moyen de rire dans un temps si sérieux, celte frayeur aurait de quoi nous divertir. Sous ce mot de communisme, ou sous-entend le peuple, ses besoins, ses aspirations. Ne confondons point, le peuple c'est le peuple, le communisme c'est l'avenir calomnié et incomprisdu peuple.

La ruse est ici fort inutile; c'est le peuple qui vous ^(^.U'^i et vous inquiète; c'est la république dont vous oraignez le développement.

C'est le droit de tous que vous ne supportez pas sans malaise et sans dépit. Un peu de réflexion vous remettrait pourtant l'esprit.

La conquête que le peuple a faite (Je son droit vous arrache-t-eile donc de' inaiiis le droit que vous exerciez? Vous croyez-vous sous le régime de la terreur? Avonsnous dem;indé la tète du roi, dé la reine, dos princes et princesses? Avons-nous rasé les châteaux, persécuté les prêtres? Demmdons-nous la loi agraire?

D'adl' urs, out.e que les fatales nécessités du pi;s.-o n'existent plus et qu'il serait impoliti(jue de taire des victimes, vous nous outragi z, vous nous ca uuiniez, vous vous rabaissez vous-mêmes , si vous niez que, depuis plus d un demi siècle, nous ne soyons pas devenus plus humains, plus sages, plus éclairés, plus religieux, l'renez garde, la peur que vous avez nous prouve peu de confiance en vous-mêmes, et si vous méconnaissez le iiioirrès que nous jivons pu fine, vous révélez que vous II en avtz l'ait aucun.

Cependant le iemp.s a marché pour tous. A moins que vous ne reg!etli;z la vioknce et la tyrannie, vou.? n'avez pas le droit de si!;ii)0'er gratuitement que nous les regrettons.

Vous êtes toujours les hommes d'hier, vous croyez toujours que

c'est par la lotte hostile et amère que vous potiVez sauver votre opinion. Vous êtes dans un*; erreur inconcevable. Vous ne voyez donc pas que Végalité à laquelle vous avez droit comme le peuple?

ne s'établira que par la Liberté , J'invoquerais aussi la Fraternité si je pouvais croin; qu'il existât parmi vous un cœur asiez desséché pour que ce mot île portât pas en lui-même toute sa définition, la santé de rùme.

Dans la vue de seconder l'élan patriotique qui se manifeste avec tant d'ardeur sur tous les points de la France, le ministre de la guerre rappelle que les engag^îments volontaires sont ouverts pour tous les corps de l'armée.

Ainsi, tout Français rénnissiint les conditions exigées par la législation en vigueur pour è!re admis sous les drapeaux de la République, peut se présenter au commandant du dépôt do recrutement de son département pour obtenir, s'il y a lieu, le certificat d'acceptation avec lequel il sera admis, par le maire du chef-iieu de canton, ou, à Paris, par le maire de son arrondissement, à contracter un engagement volontaire, afin d entrer iuituédiatement dans les rangs de l'armée appelée à défendre glorieuseoient notre indépendance » t nos frontières, si elles étaient menacées.

Le Gouvernement provisoire s'est chargé de pourvoir à la dépense des unilornuis des gardes nationaux qui ne peuvent pas s'habiller à leurs frais persoanels.

La corporation tout entier» d'^ tailleurs s'est associée pour confeclior-u'r, d:ins l'e^-r'ace de ciu" quante jours, cent mille tuniques, dont les draps sont fournis par les fabricants associés d'Elbenf, S--dari, Loiiviers et Abbsville. Le bâtiment compl it de Ciichy, approprié pour l'exécution de ce travail national, sera rnis à leur disposition lundi prochain , 20 mars. Chaque ouvrier confectionnera une tunique par jour.

Prenant on considération les grands services rendus, à diverses époqnes, par la garde nationale, dans la défense du terriloir>', et !e rôle si important qu'elle serait appelée à y jouer au jour du danger, le Gauvernement I.rovijoiro a pris la déci ion suivante :

Les commandants de la garde nationale sédeiitairo et de la garde nationale mobile de la S:jine assitteront, av' c voix délibérative, aux séances d"^, la commission di^ déf.'nse nationale, toutes les fois que cette coairaission aura à délibérer sur des questions relatives au s;;rvice et à l'emploi de ces gardts nationales.

Le ministre des finances vient de prendre, [lonr l'exéjutiou du décret du 16 mirs, relatif aux bjns du trésor e:uis avant rétablissement de la Republique, les dispositions .suivantes :

Le trésor remb»ursera intégra- Icmjul, en monnuie légale, l'interét attaché a ces bons. Quaut au cdpital, il sera remboursé, au chji.tdes p:\rlics iniéress^ej!, soit eu coup'jns de l'caip.uiit na-

tional, rentes .9 p. 0/O'tl pair, «(lit en nouv^Aut botii à Dtx mois fl'echéaace et à intérêt de o p. 0/0 l'an.

L'intérêt attaché à ces nouveaux bons courra, aio>i qu'il est de fK-incipe, du j)!ir d-^ ii présentation des bons primitifs.

— On écrit d'Arras : M. le cardinal est monté en chaire dans la cathédrale, pour terminer la lecture de son mandement de carême, qu'il avait comm-încée dimanche dernier. Apres cette lecture, le prélat a ajouté cj8 quelques mots :

« S 'yoas tons unis, airaonsnous tous, nos très chers frères, comra«î les enfants d'un même père qui est dans le» cieux ; le clergé et votre pr^m'er pasteur vou.sen iniititreront l'esetnple, ils s'en font tous une obli/tiiot de conscience. Tenons-nous toujours en !a présence de Dieu.Diatchons tous ,ieva;it lui. ad'>rou<-h; nffrotis-lui tout Ceque ^ousf<li^A>ns, tout ce que nous soutlf-un:.; par ce moyen le vrairovan'iie dt Dieu s'étab ira en nous; fasse le ciel que rien ne vienne jamais y porter le trouille. »

En terrainaiil, le prélat a dit qu à p irlir de ce jour jusqu'à Pâques, à tous les sa'uls, ou ciianterii t l'aulieune po.ir ta paix, avec l'oraison C'Uivenable ; puis il a ajoute qu'en ordonoaiU |»our les dipianches le chaut prescrit par le concorlat, il invita;. !"s lidèlés à s'y uiur et a prier . u r ia chose publique et (/ûur le bi(.u da ciiacuii coiuuie de tous, p ur que Dieu nous soutienne, noils protège et nous détende.

COSSON, imprimeur des actes du Gouvcruement provisoire, rue du Four-St-Germaiu, 47.

^[ecticn0 pouv r^jsôfmbli^ ttati0ttttk.

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