‹ Les murailles révolutionnairesChapitre 29 sur 236 · AUX SOURDS-MUETS · texte numérisé non relu

AUX SOURDS-MUETS

Citoyens et Fbères ,

Les élections approchent; je fais des vœux pour qu'un de vous représente la France sourde-muette à l'Assemblée nationale; je volerai moi-même à Paris, pour votre honorable président, M. Berthier,

\ous avez aussi besoin de quelques amis parlants. Je vous offre mon concours sincère et désintéressé. S'il vous faut une voix pour défendre votre cause et pour porter la connaissance de vos besoins à loreil e de la nation, je serai cette voix.

Vous connaissez mes principes : je veux l'égalité pleine et entière pour tous les membres de la commune famille. J^es Sourds-Muets ont été tenus jusqu'ici sous une tutelle dédaigneuse; je ferai tous mes efforts pour que les bannières , qui les séparent encore de la société mère, soient renversées.

L'en^ei^^nenienl des Sourds-Muets a été resserré sous le gouvernement déchu dans d'injuiieuses limites, et comprimé par la malveillance d'une administration ropace : il faut que cette éducation s'étende ; il faut que ces abus disparaissent, et qu'une législation nouvelle se fonde pour les enfants du silence.

Won e.sj)rit et n)on ca;ur sont avec vous. En briguant vos suffrages pour plaider vos intérêts du h.iul de la tribune nationale, j'obéis à un sentiment, que je crois êtrr relui de rntililé publique. Obtenir de vous ces suffrages serait le couronnement du pins beau rêve de ma vie.

Celui qui aspire à devenir votre défenseur et votre ami dans l'Assemblée des représentants de la nation,

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