‹ Les murailles révolutionnairesChapitre 46 sur 236 · DEPARTEMENT DE LA SEINE · texte numérisé non relu

DEPARTEMENT DE LA SEINE

Je veux vous dire brièvement ce que je suis , ce que j'ai Tait et ce que je compte faire.

Fils d'agriculteur et agriculteur moimême , je suis le dernier d'une famille qui s'est sacrifiée tout entière à la grandeur de la France.

Mes trois frères , officiers distingués, sont morts sur le champ de bataille pour la défense du pays.

Quant à moi , j'ai sacrifié toute ma vie à l'agriculture et à l'industrie. J'ai , avec quelques amis , commencé l'exploitation des deux plus vastes et des deux plus productives entreprises de la Sarthe et de Maine-et-Loire. 1,500 ouvriers sont constamment occupés par nous à l'exploitation des mines de Sarthe et Mayenne.

J'ai fondé une colonie agricole depuis trois ans à deux lieues de Bourges. J'ai associé , à ma bonne ou mauvaise fortune, les cinquante cultivateurs sarthois que j'y ai transportés , et depuis trois ans que j'ai commencé ,' nous avons cette année plus que triplé nos produits.

Enfin, voilà ce que je veux faire si j'ai l'honneur d'être envoyé à l'Assemblée nationale : proposer un système financier qui permettra de payer entièrement la dette publique , et en même temps au moins la moitié des créances particulières. En sorle que non-seulement l'État gagnera 300 millions de rente, dont le Capital ira féconder le commerce et l'industrie , mais encore la propriété particulière se trouvant allégée également de cette éncrme dette, reprendrait sa valeur, et ferait renaître le crédit, sans que jamais l'Etat ni les représentants les plus peureux n'y pussent trouver aucun sujet de crainte pour l'avenir. La France ilors mériterait le titre de grande nation, car jamais ni l'industrie, ni le commerce, ni la prospérité n'auront été portés si haut.

Tel est , citoyens , ce que j'ai fait et ce que je veux ù\\vo.

C'est à vous à décider si d'autres candidats ont des titres plus réels à votre confiance.

IIlET DlBIGNON.

Imp. Bureau, 22, rue Coquillière.

€0nciX0vm& ^e ^dm-(t-(£>i0t,

Quejqiïes ai^iis, qui cpnn^issenf ri^es principes politiques, m'on^ ei^gagé à me présenter à vos suffrages.

J'avais pensé d'ahord que la mission de commissaire général dont m'a investi le gouvernement provisoire pouvait êtr(; un obstacle à ma candidature, et je m'étais abstenu ; mais la dernière circulaire du citoyen ministre de l'intérieur a levé mes scrupules à cet égard.

Je vous offre donc, citoyens, mon dévoiimcnt bien connu et mon républicanisme de vieille date.

Né dans votre département, je l'habite comme cultivateur, et j'ai la prétention do croire que j'y suis généralement estimé. Mes principes sont connus. Décoré de juillet, j'appartiens, depuis 1830, au parti qui à triopiphéen février.

Je soutiendrais donc , si j'avais l'honneur de vpus représenter, la République quand même , la République grande, forte, puissante , glofievise , protégeant I4 famille, garantissant la joropriété , et reconnaissant, comme sacré , le ^roit au travail, avec tous Jes principes sociaux qui en découlent.

Voici vingt ans que je combats pour notre immortelle devise : Liberté, Égalité, Fraternité ; ce n'est pas le jour où elle est inscrite sur le drapeau de la France que je l'abandonnerais.

Je suis aujourd'hui ce que j'étais hier , ce que je serai demain , ce que je serai toujours, un républicain franc, loyal et sincère : mon passé vous répond de mon avenir.

Salut pt fraternité,

E. PENOT,

CDLTIVATEL'R A SAINT-LÉGER ,

^ffpndisseme^t ^e Rambouillet.

Ipnp. Lacrampe et Fcrliaux, rue Damiettc, 2.

AUX ÉLECTEURS

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