COMPATRIOTES ET AMIS
Sollicité par un grand nombre d'entre TOUS , un homme du pays, Alphonse Baudin, médecin à Paris, natif de Nantua, vient aujourd'hui se présenter à vos suffrages.
Républicain dès son enfance , issu d'une famille ayant donné des gages à la patrie dans tous les temps difficiles , homme pur et désintéressé, dont les convictions n'ont jamais varié, je crois que mon tour est enfin venu de me mettre sur les rangs.
L'heure est arrivée pour les hommes de cœur de se consacrer a la patrie, d'autant plus que, dans les circonstances graves où nous sommes, leur intervention ne saurait avoir lieu, sans un absolu dévouement et sans l'accomplissement de sérieux sacrifices.
Je pense être assez connu de vous tous pour n'avoir pas besoin d'affirmer que toute espèce d'ambition est étranger à la production de ma candidature.
11 importe de bien préciser les bases sur lesquelles je veux qu'elle soit établie.
Plus de corruption, plus d'intrigues , plus de favoritisme , tout par tous et pour tous !
La République fr^jiç^i^^^ u^^ jB|.uidii\jwlîlg, i^v,Ç|9 }^#vi8j? i:^^is4jç,;ZiAer^4i
Egalité Fraternité !. : ./:;.., .^f',,,;, \,..:^^ :;.■ iî-.::.v. -k ,;„ ,....;..;:..!.::
Après cmquante ans de tentatives en faveur de toutes les formes de monarchie . si incontestablement condamnées par les résultats , il est évident qu'endehors de'Ia République, il ne peut advenir désormais que désordre, anarchie, gurrrc civile.
Donc, la Répubhque est, dès ce jour, la seule forme de gouvernement capable d offrir aux intérêts de tous une sauvegarde assurée, uu système de conservation , de sécurité et de garanties rassurantes. ,,,.,,., ,,^ , Mv^ii^\mi-v\
Ainsi, je produis mes litres sous l'invocation deg prittcipes suivants : '
Souveraineté du peuple exercée par le suffrage direct et universel. Education nationale, commune, gratuite et obliffatoire pour tous ; Liberté des cultes ; ^ ^ ; ' , . . ^
Organisation progressive du travail industrid et agricol ; - r|Ll aci II f Aholiljon de l'esclavage; ,. r.. „ i,,,, ,
lii^parhtion équitable de l'impôt ; liberté absolue d'association ; Lii)erle de la presse et de toute manifestation de la pensée, sauf répression légitime par un jury populaire ;
Incorporation de tous les citoyen? d^nsla garde nationale; désormais chargée du maintien do la paix dans la cité. *''^
Le principe électif introduit part^îifétl. il est applicable. ',ss 7 hp '''''"* '^' ''^«^« invariables de conduite de votre vieil amî, s'il était nr/.«;.n.or''ïï I'''"';V!^« ^'cvé par vos suffrages à Hnsigne honneur de vous reprcscnier a 1 Assemblée coostituante. ..'. ... A. BAUDIN.
A MES CONCITOYENS
r.I '«h lis
La République, c'est la famille humaine constituée fraternellement.
C'est h tendance au bonheur de tous pour tous , c'est l'extinction progressive dumal Sut* la terre . '
La République donne au peuple une patrie, c'est-à-dire une mère qui veille sur lui. depuis les langes jusqu'au tombeau; elle s'empare de ses sens , de ses désirs, de son intelligence, pour l'élever à la dignité d'homme.
L'esclave ne voit partout que des maîtres; l'homme vraiment libre ne voit que des égaux et des frères.
Chacun chez soi, chacun p6\ir sdi , fut la devise de Guizot ; chacun pour tous et tous pour chacun, telle est la devise du républicain.
Une constitution républicaine doit établir :
Election , responsabilité et renouvellement périodique du pouvoir à tous les degrés; '»»i
Liberté des cultes et de la presse ;
Enseignement et éducation gratuite par l'Etat;
Abolition de tout impôt vexatoire ; kUtoau 1 -jb i-j iii,* ■
Organisation du travail par l'association ;
Encouragement et protection efficace à l'agriculture , source de toute prospérité.
Citoyens, si j'oseï aujourd'hfii prétendre à vos suffrages pour la représentation nationale, c'est que j'ai pour moi vingt ans de dévoùment* d'études, de souffrances et d'agitations politiques. • ; J - ^' . ...,.u; . /i .. : 'm!i; Il
Le pouvoir déchu me persécuttj hiâièfîLrile'yWtjâihài^ ftî hi -abattra , ^î arracher de mon cœur cet amour de nos semblables qu'il comptait étouffer en nous par Tégoïsme.
Citoyens les diverses classes de la société seront représentées ^ l'Assemblée constituante. J'appartiens à la classe si humble, mais si importante des instituteurs ; je serais heureux si mes faibles lumières et mes constants efforts pouvaient contribuer à asseoir les bases de l'éducation patriotique des générations qui s'élèvent, et qui, espoir de la famille et du pays , sont destinées à jouir des biens que votre devoir est de leur préparer. Salut et fraternité,
./ijnioo'i'h .ï;IT<M !,* . CHOUVY-MAURICE,
Professeur.
Aux Électeurs du déparlemenl de la Marne.
CITOYENS
Appelé par le vœu d'un grand nombre de mes compatriotes, à l'honneur de la candidature de l'Assemblée nationale, je considère comme un devoir de répondre à leur désir.
Animé d'un zèle ardent pour le bonheur et la gloire de mon pays, je veux la France heureuse au dedans, respectée au dehors; que toutes les misères disparaissent, que les bienfaits de la liberté, de la fraternité, s'étendent à tous sans restriction, sans exception.
Le principe de la souveraineté du peuple était dans la Charte de 1830 ; mais le froiivernement, méconnaissant son origine, loin de respecter ce principe et d'en favoriser le développement, a sacrifié les droits du peuple à des intérêts dynastiques.
Il devait tomber. Il n'est plus. — Le peuple a reconquis ses droits et sa liberté, la République est proclamée.
Serrons nos rangs sous ses drapeaux, arborons sa devise, soyons Républicains dévoués, fondons dans notre belle patrie une constitution sage et solide, joour assurer les droits et le bonheur de tous.
Volons le plein exercice de tout'es les libertés politiques, civiles et morales.
Demandons la liberté des communes, entravées dans leur administration municipale par les exigences de la centralisation.
Demandons la liberté individuelle, avec le droit de réunion et d'association.
La liberté de la pensée se produisant par la parole et par la presse.
La liberté du travail et de l'industrie, respectant la propriété du sol et de l'inlelligence.
La liberté d'éducation, d'enseignement et de conscience, sans distinction de culte.
Basées sur les vrais principes de la fraternité évangélique, ces libertés fécondes tariront les larmes du Peuple, calmeront ses douleurs. Adoptons-les franchement, et bientôt à la gène, aux privations succéderont l'aisance et le bonheur.
Favorisons de tout notre pouvoir les développements de l'agriculture, augmentons la fertilité du sol : C'est la richesse et la sauvegarde de la patrie et de ses enfants.
(confondus dans une même famille, citoyens français, nous recoimaîtrons et nous l)énirons la main de Dieu, qui n'a pas voué une partie de ses enfants à la misère. Devant lui nous sommtîs tous égaux.
Telle (Si ma conviclion, tels sont vos droits. Représentant du peuple, je m'engage à les soutenir de toute la force de mon âme.
•luge digne ou non de cet honneur, je serai toujours dévoué à mon pays, à mes concitoyens.
Pierre ALBERT, d'Epernay.
Ancien Mugislral.
COMITE ElECTORll DE ClEiiUCNT