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LE COMITÉ RÉPUBLICAIN

DU Cantox d'Antibjis

4ux PçilfXiotes de

CITOYENS

A la veille des Elections qui doivent désigner les Représentants chargés par nous, de porter an sein de l'assemblée nationale, nos vœux et nos espérances;

Lorsque la Frame, debout devant le monde entier, va, par vos mains, déposer dans l'urne électorale , les noms de ceux qui seront appelés à régler les destinées de notre belle patrie;

Nous vous engageons à vous réunir à nous.

Formez immédiatement un Comité électoral;

Unissons-nous, pour atteindre le but que chaque vrai Patriote se propose :

Celui de doter la France, de véritables institutions républicaines, qui assureront à jamais son indépendance et sa gloire.

SAî,u:f ET Fraternité.

VIVE LA RÉPUBLIQUE

Les Membres du Comité républicain, délégués,

5j>és .• BONNAVIE, P. GAIRAUD, JAUBERT, Notaire; J. REYBAUD, M. BOURG AR EL, QUAY DIT BOUCHARD, CQLLÔBRIÈRES, ROUSSET, F. REYBAUP.

Grs;sse^ imprimerte deDufort aiaé.

AUX ELECTEURS

CHERS CONCITOYENS

J'ai été porté sur une première liste de Candidats ; depuis, cédant aux instances de plusieurs cantons, j'ai persisté dans naa candidature. Je vous dois une profession de foi brave et loyale.

La République est aujourd'hui un Gouvernement sans concurrent possible en France ; elle seule doit assurer l'ordre , la liberté, l'indépendanco nationale. Je défendrais la République au péril de ma vie ; je veux parler d'une R>[ ubliqne sage, modérée, tolérante par-dessus tout, et non d'une République hautaine, voulant imposer ses doctrines par rintimidation.

Je défendrais avec énergie les doctrines républicaines ; parce qu'elles protègent et assurent toutes les libertés;

Liberté de la pensée et des opinions;

Liberté de la parole et de la presse ;

Liberté de conscience, protection pour tous les cultes ;

Liberté de l'enseignement;

Liberté d'association ;

Liberté individuelle solidement garantie ;

Toutes-les libertés sont intimement unies; elles sont sœurs, l'une d'elles ne peut être sacrifiée sans que les autres portent le deuil.

Je maintiendrais le droit de propriété sans exception, tel que nos lois civiles le consacrent. Toute société doit avoir pour base la propriété, c'est le prix du travail, c'est la récompense légitime des vertus privées. Les sentiments et les droits de la famille seront toujours sacrés pour moi, une nation est une grande famille qui applique aux intérêts publics les principes de morale et de justice.

L'organisation du travad, cette grave et difficile question, est l'objet d études sérieuses, attendons les résultats de l'expérience. Il faudra mellie en harmonie les élcnienis de la production, le capital, le travail, le talent. Tout devra èlre libre et volontaire entre le maître et l'ouvrier, c'est à celte condition seulement que l'on peut concilier tous les

Membre du Conseil municipal de Troyes. — Imprimerie de Poignée.

intérêts. Mes sympathies les plus vives sont acquises aux travailleurs.

Le libre-échange serait repoussé par moi cfimrnc dev.int causer la ruine de notre industrie nationale.

La République doit à tous les citoyens l'instruction gratuite. Il faut améliorer la position des instituteurs primaires, la rendre indépendante. Dans un état libre, enseigner le peuple est une inagistratuio.

Une nouvelle et plus équitable répartition de l'impôt est nécessaire, elle doit tendre à dégrever les objets à l'usage du piiuvre. Dans l'état actuel, la propriété immobilière est obérée d'impôts, tandis que la propriété mobilière en est affranchie, c est une injustice qu'il faut faire disparaître, les charges publiques doivent peser également sur toutes les propriétés ; il est équitable aussi d'imposer les chevaux, les voitures et autres objets de luxe.

On n'a pas assez fait pour l'agriculture, tous mes efiforts tendraient à accroître sa prospérité. Les agriculteurs composent l'immense majorité de la France, ils nourrissent et défendent leur patrie : ou ne saurait trop les honorer.

Je voterais la suppression des traitements qui grèvent le budjet de l'Etat, et j'admettrais l'incompatibilité des fonctions publiques avec le mandat de représentant.

Je m'engagerais personnellement à n'accepter aucune fonction publique salariée.

Depuis dix ans, j'exerce au milieu de vous la profession d'avocat ; j'ai consacré ma vie à des études sérieuses ; un grand nombre de mes concitoyens m'ont confié la défense de leur foriune, de leur honneur, de leur liberté, je ne crois pas avoir failli à la mission difficile qui m'éliii conliée. Si j'avais l'insigne honneur d'être élu Repiése.nlant , ma conscience me dit que je ne faillirais pas à la noble mission de défendre les intérêts sacrés de ma patrie.

AUGENCE, Troves et de la Sjciélo dAgricuUure de IWube.

PROFESSION DE FOI

DD

CITOYEN DEBRAUX.

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