‹ Les mœurs des Israélites et des ChrétiensChapitre 38 sur 103 · I DES CHRÉTIENS · texte numérisé non relu

I DES CHRÉTIENS

. ,au ciel ; il se mettait à genoux, il se prosternait contre

. marquant en tout son profond respect à son Père.

tufTred^être tenté pour nous animer par son exemple

battre contre le démon ; et il ne se défend contre ses

es que par des passages de TEcriture, pour nous

ndre, entre autres choses^ à la méditer sans cesse,

chercher les règles de notre conduite, pour nous dé-

ner en toutes les occasions.

comfiience ensuite à paraître, et à mener une vie qui

i modèle de celle des prêtres, des évêqueset de toutes

3rsonnes publiques. Son occupation principale est d*in-

re et de convertir. Ilest venu, comme il le dit lui-même,

■ cher et sauver tout ce qui était perdu. Il attire les yeux

^s cœurs de tout le monde par les guérisons des ma-

s^ et les autres miracles, qui d'ailleurs étaient néces-

"es pour établir sa mission. C'est ce que les saints évèques

imité, même sans avoir le don des miracles, en s*atti-'

t le respect et Famour des peuples par de grandes au-

-Des, par la protection des personnes opprimées, par

xord des différends, et les autres bienfaits sensibles.

. is les miracles mêmes ont donné à Jésus-Christ la matière

• bien des vertus imitables, de simplicité^ d'bumiUté et

patience. Il faisait ses miracles sans empressement,

- is faste, sans ostentation, sans se faire prier que rare-^

.Bnt^ pour exercer et faire paraître la foi de ceux qui les

.^mandaient. 11 cachait ses miracles avec autant de soin

.ae les autres hommes cachent ce qui n'est point à leur hon-

dur. Il semble attribuer les guérisons plutôt k la foi des

j lalades qu^à sa puissance. Aussi fit-il très-peu de miracles

Nazareth, à cause de Tincrédulité du peuple. Il en rend

oute la gloire à son Père : Je ne puis rien faire, dit-il ; mon

^ère, qui demeure en moi, est celui qui fait les ceuvres.

Quelle patience ne fallait-il point pour supporter cette nultitude incroyable de malades ^ pauvres et misérables .3our la plupart, qui le suivaient continuellement, qui s'empressaient de le toucher, et qui se jetaient sur lui ! Oa le voit lorsqu'il guérit la femme affligée d'une perte de sang et lorsqu'il dit à ses disciples de se servir d'une barque, de peur qu'il ne fût accablé de la foule. S'il était dans une maison, toute la ville s'amassait à la porte : on l'y assiégeait, on ne lui donnait pas le temps de manger. Il fut réduit à ne pouvoir entrer dans les villes qu'en cachette, et à demeurer le plus souvent dehors dans les déserts, où toutefois le peuple ne laissait pas de s'assembler

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autour de lui en grandes troupes, comme il paraît par h cinq mille hommes qu'il y nourrit.. De là vient qu'il s retirait sur les montagnes pour prier, qu'il y employait k nuits, qu'il dormait en passant lorsqu'il le pouvait, comn dans la barque^ pendant la tempête.

Sa vie était alors plus pénible que quand il travaillait à ses mains ; car irn'en avait pas le loisir, puisqa*il souflh^ que les femmes le suivissent pour le servir de leurs bieoi et il gardait quelque argent dont Judas était le dépositaire. fant Jésus estimait peu l'argent. Du peu qu'il eu avait i donnait l'aumône ; mais il en manquait lorsqu'il fut oblige dé faire trouver à saint Pierre, par miracle, de quoi paye lé tribut des premiers-nés, qui n'était qu'un demi-sicie, c'est-à-dire environ seize sous de notre monnaie.

En effet, il vécut toujours dans une grand» pauvreté. I dit lui-même qu'il n'avait pas où reposer sa tête, c'est-à-. dire qu'il ne logeait que par emprunt chez ceux qui voqlàient bien le retirer. A sa mort on ne voit pas qu'il eût d'autres biens que ses habits. Il dit qull n'est pas venu pour être servi, mais pour servir. II voyageait à pied ; et quaoi il monta sur un âne pour entrer à Jérusalem, on voit bm que ce fut une action extraordinaire. Il marchait par le chaud du jour. Quand il rencontrala Samaritaine, il est dit qu'il était environ midi, et qu'il* se reposait sur le puits, étant fatigué du chemin ; car, bien qu'il fût maître de la nature, on ne voit point qu'il ait fait de miracle pour sa commodité particulière, ni pour s'épargner de la peine. It est dit une seule fois que les anges vinrent le servir, pour montrer ce qui lui était dû, s'il eût voulu en user.

En cette même rencontre de la Samaritaine, on voit soa eittême modestie, puisqu'il est dit que ses disciples s'é" tonnaient qu'il parlât à'une femme ; aussi ses ennemis n'oot jamais osé inventer aucune calomnie qui attiiqQât sa pureté. Ce n'était point, au reste,, une modestie contrainte; rien n'était feint ni affecté dans Celui qui était rennemi déclaré de Thypocnûe, et la vérité même. Ses manières étaient simples, aisées, naturelles, vives. Il regardait les gens en face, comme ce jeune homme qu'il prit en affection pour la bonne volonté qu'il témoignait. Il est dit souvent qu'il étendit la main, ou qu'il fit quelque autre geste marqué. Quelquefois par ses regards et par ses paroles il faisait paraître de Tétonnement, de l'indignatioa, de la colère, de la peine à souffrir l'incrédulité des hommes, "^'autres fois il montrait de la tendresse, conmie quand il

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Taisait approcher des enfants, leur imposait les mains et les embrassait, pour recommander l'innocence et ThumilUé. Son extérieur n'avait rien de singulier, rien qui le distinguât en apparence des autres Juifs, des simples particuliers et des hommes du commun, comme il se nomme lui-mênre; car c'est ce que veut dire le Fils de Vhomme. Sa vie était dure et laborieuse^ mais sans aucune austérité particulière. Il mangeait comme les autres, il Buvait du i^in, et ne faisaitpoint de difflcnlté de se trouver à'de grands repas, comme aux noces de Cana et an festin de saint Matthieu. Cependant il était si peu touché de la nourriture, que ses disciples Tinvitant à ipacger dans uùe occasion où manifestement il eji avait besoin, il leur répondit : J'ai une autre viande que vous ne connaissez pas ; ma nourriture est de faire la volonté de mon Père.

Avec cet extérieur si simple, Jésus- Christ conservait une merveilleuse dignité ; il était très- sérieux. On le voit pleurer en deux occasions, mais il n'est point dit qu'il ait ri,, non pas même qu'il ait souri doucement, comme remarque saint Chrysostome. Il ne demandait rien à personne, puis* qu'il aima mieux f^re un miracle que d'emprunter une pièce d'argent qu'il voulait payer : toutefois, quand il envoie quérir l'âne pour son entrée, et' retenir le Cénacle pour fkire la Pâque, il jparle comme sachant bien qu'on ne pouvait rien lui refuser. Il agissait suivant sa maxime, que c^est un plus grand bonheur de donner que de recevoir, puisque, répandant continuellement tant de bienfaits, il recevait si peu de chose. Tout le monde le cherchait et courait après lui, il ne cherchait personne en particulier;, mais allant de ville en ville, il exhortait tout le n^onde à la pénitence. 11 était de foicile accès aux malades et aux pécheurs qui voulaient se convertir. Il se rendait condescendant pour ceux-ci Jusqu'à mauger avec eux et loger chez eux, jusqu'à soufi&ir qu'une femme le touchât et lui parfumât les pieds, ce qui semble une délicatesse fbrt opposée à sa vie pauvre et mortifiée.

Comme il était venu instruire t^ut le genre humain, il enseignait contiûuellement en public et en particulier. Il avait accoutumé les jours desabbat d'expliquer l'Ecriture sainte dans la synagogue, comme faisaient les docteurs des Juifs ; d'où vient qu'on lui donnait le même nom, ^'appelant Maître ou RabbLIMais il avait une autorité qui le distinguait bien d*eux. Il parlait corhme ayant puissance^ et' on admirait le» paroles de grâce qui sortaient de sa bouche.

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Son discours était simple et clair, sans autres omemeoti que des figures vives et naturelles, qui ne manquent jamaû à celui qui est bien persuadé, et qui sont les plus efficaces pour persuader les autres. Ses discours, dit saint iustia, étaient courts et succincts, parce que ce n'était point u,i sophiste, mais la vertu et le Verbe de Dieu. Quelquefois il répond plus par les actions que par les paroles, comm^ quand il dit aux disciples de saint Jean-Baptiste : Allez dir*^ à Jean ce que vous avez oui et ce que vous avez vu. Il éUblit de grands principes, sans se mettre en peine de les prouver^ ni d'en tirer des conséquences. Ces principe^ od: par eux-mêmes une lumière de vérité à laquelle on ne peQt résister que par un aveuglement volontaire, et c^est pooi punir cette mauvaise disposition du cœur qu'il parle quelquefois par parabole et par énigme. S'il emploie des preaveSy ce sont des raisonnements sensibles et des comparaisons familières. Ses miracles et ses vertus étaient des preuves plus fortes et plus proportionnées à toutes sortes d'esprits que tous les syllogismes des philosophes; les savants, comme Nicodème, et les ignorants, comme Taveugle-né, étaient également frappés de ces preuves. II j joint souvent les autorités de la loi et des prophètes^ montrant que sa doctrioe vient de la même sagesse, et ses miracles de la même puissance, que TAncien et le Nouveau Testament sont fondés sur la même autorité divine. C'est pour cela qu'il emploie souvent les anciennes Ecritures, soit par des citations eipresses, seit par des allusions fréquentes^ que découvreat ceux qui sont versés dans la lecture des livres sacrés.

Il forme ses disciples dans cet esprit de soumission à Tautorité divine. Bien éloigné de Tesprit de dispute et de contention dans lequel les philosophes nourrissaient leurs sectateurs sous prétexte. de chercher avec eux la vérité» Jésus-Christ ne cherche point, il ne doute point comme Socrate; il parle sûrement; et possédant pleinement la vérité, il la découvre comme il lui plaît. Afin que ses disciples profitassent de tous ses exemples, il vivait avec eux en commun, ne faisant qu'une famille; ils le suivaient partout; ils mangeaient et logeaient avec lui, et avaient lieu de l'étudier continuellement. Il leur faisait imiter sa pauvreté, les envoyant sans argent et sans aucune provision ; et môme étant avec lui, la faim les réduisait quelquefois à prendre ce qu'ils trouvaient dans la campagne, comme les épis qu'ils arrachèrent le jour du sabbat.

Il prenail'grand soin de les instruire. Ce qu'ils n'avaient

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compris dans ses discours publics^ il le lear expliquait o particulier, les traitant conime ses amis, et leur disant >ut ce qu*il avait appris de ^on Père, autant qu'ils étaient ^pables de le porter. Toutefois il ne donne rien à la curio- Lié. Tantôt il farrêle expressément, comme quand ils lui Lemandent le temps de la fin du monde, avant et après sa ^surrection, et quand saint Pierre veut savoir ce que saint ean deviendra. D'autres fois il se contente de ne rien ré- >ondre à leurs questions, comme quand saint Jude lui decnande pourquoi il ne se manifestera point au monde. Il souffrait avec une extrême patience leur grossièreté, leur ignorance, leur vanité et tous leurs défauts^ et travaillait sans cesse à les corriger.

Par ses disciples j*cntends ici les douze qu'il avait choisis pour être avec lui ; mais TEcriture nomme aussi disciples tous ceux qui suivaient sa doctrine et qui avaient reçu son baptèute. lis étaient en grand nombre, puisqu'il y en avait six vingt enfermés avec les apôtres à rélection de saint Matbiast, et qu'il y en eut plus de cinq cents qui suivirent Jé.sus Christ tous ensemble après sa, résurrection. I4' Eglise était donc dès lors composée de deux parties: du peuple fidèle, que Ton nommait simplement les disciples ou les frères, et de ceux que Jesus-Christ avait choisis pour le ministère public, savoir : les douze apôtres et les soixantedouze disciples qu'il envoyait deux à deux devant lui dans les lieux où il devait arriver.

Oii voit dans ces distinctions divers degrés de charité bien digues de réflexion. Jésus Christ nous apprend que tout homme est ce prochain que nous devons aimer comme nous-uiôiije; et en effets il a donué sa vie pour tous les bommes. Uais il aimait particulièrement ses disciples, et ses apôires entre les autres, et entre eux saint Pierre et les deux hls de Zebédée, et surtout saint Jean. Je n examine poiot les raisons que nous pouvons reconnaître de ces diaÙDCiions, et les difiereutes marques d'atTeclion qu*il a données à saint Pierre et à saint Jean. Il suffit d'observer que par son exemple il a autorise et sanctiHé les ailéctionà naturelles et les liaisons particulières d'inclination et d'amitié qui se peuvent former entre les hommes, sans préjudice de la charité générale. Il avait encore d'autres amis que ses apôtres. 11 aimait Lazare et ses deux sœurs ; il le nomme lui-même son ami, et il témoigne assez sa tendresse en le pleurant mort lorsqu'il allait le ressusciter. Quipeut douter qa*il n'aimât tendrement sa sainte inère)

tu prinoipaleiiieiil le sain qu'à en pfit en monraot? et I USoiB il semMa loi ptiler nideiMnt qeand aile le M an miliev des docteurs et quand ellç Farertit. ^fwe k Biani|iiait aoi noees. Il reprend la femme qui la louait i plemcnt comine sa mère, et témotgoe ne coti naître | mère ni pour parents que ceux qui font la voÊomté dei Père. C*est qu'il sat ait comment il fallait traiter c^tte ( forte^ et il Toulait montrer que la ehair et le sang D^af a aucune part dans ses aflèetions.

Sa charité s'étendait sur toot le monde, ^enex à i^ disaitril, v&ua tous qui wuffret et qui êteê chargés, à WAM êùulagerai. 11 avait pitié des troupes qui le soiv&ie les Toyant affligées et délaissées eomme des brebis m pasteur. Ce fat la compassion qui Tobtigea par deui fi à multifilier les paios ; ce fut la compassion qui FoMfgta ressttseiter le fils de la veuve de Nsim. Il aimait sa pétri le peuple d'hraél et la ville de Jérusalem, comme bu eitoyen. 11 pleura sur elle an milieu de son triooiphe, pri voyant les malheurs qu'elle s'attirerait par ses crimes. Iles seigoait l'obéissance envers le prince, et le reapeel po« les prêtres et les docteurs de la loi quels qv'ils f osneot^ ei lui-même observait esactement les kns, les cérém^rÈtf»^ la religion, quoiqu'il vînt abelir ces cérémomes, et (fvi'i fât maître du sabbat et de tmites ks lois. J»mata if ne voulut prendre aucune autorité touchant les cbosea temporelles, non pas même pour être arbitre entre deuy frères Btant interrogé juridiquement, il répondit a ses juges se Tant ce qui était de leur compétence : au pontife sur^ qualité de Christ et de Fils de Dieu ; à Pilate sur eelle de roi. Il déclara que son royaume n'était pas de ce monde, et par conséquent que sa doctrine ne changeait rien à l'ordre des choses humaines. Ce serait une trop grande témérité de prétendre remarquer toutes ses vertus; kt tirmidéraiHifi en est infinie, et te» saintes âmes qui méditent attentivement FBvangile y découvrent toujours plus de merveilles. Ajoutons seulement un mot de sa passion, oU il donna les plus grands eien^pies et les plus utiles, puisqu'il n'y a rien de si ordinaire dans la vie que les souffrances.

L'état pitoyable où Jésus-^Chnst fut réduit au jardin des Olfviers montre bien qu'il était sensibie comme les autres hommes à la craiate et a la tristesse, et pur eonsé<tueut qae ce fut par un effort de vertu qu'il souiTrh ensurte dêsi graods maux. Gomme il nous était semt>lable en tout hors le péché, il a éproufé toutes les incommodités de la Tie, la

BfiS QBIlittBNâ. ISâ

Lm, la soif, la laftsitnde, la doulear; il est vrai que nous d ▼oyons poiot qu'il ait été malade ; peut-être pai'ce que maladie est ordinairetnent l'effet de quelque excès; et en ne pouvait être déréglé dans un corps conduit par la igesse même. Dabs sa passion il souffre avec une constance ivincible, sans se défendre, sans résister, sans rien refuer à eeux qui le tourmentent. Il demeure comtne un rocher [lébranlabie aui eoups et aux outrages. Sou silence surtout \9À\ admirable \ il n'ouTre pas la Bouche, lui qui d'Une larole pouvait coufondre les accusateurs, les faux témoins il les juges mêmes, parce qu'il savait qu'ils n'étaient ca- [>ables de rieu enteudrepour sa justification. Enfin, sur la 3roix et dans les horreurs du supplice, il conserve la liberté l'esprit tout entière, et même la tranquillité. Il prie pour ses bourreaux, il récompense la foi du bon larron, il pourvoit à la consolation de sa mère, il achève d'accomplir les prophéties, il recommande son esprit à Dieu.

Les apôtresy ayant reçu le Saint-EspHt, furent comme des images vivantes de Jésus-Christ sur lesquelles tous les fidèles devaient se former. Ils n'hésitent point de dire: Soyez mes imiicUeurs, comme je le suis de Jésus Christ. Et HiUeurs : Soyez mes imitateurs, et observez ceux qui se conduisent suivant la forme de vie que je vous ai donnée. (Saint Paul aux Corinthiens et aux Phiiippiens.)

Aussi , quelque appliqués qu'ils fussent à enseigner, ils l6 faisaient plus par leurs exemples que par leurs discours. Entre les fidèles ils choisissaient des disciples qu'ils instruisaient plus particulièrement^ comme Jésus-Christ les avait instruits eux-mêmes. Ceux-là étaient attachés h leurs personnes, et vivaient avec eux en famille, mangeant en la même salle, cocmbant en la même chambre : au moins c'est ainsi que l'auteur des Récognitions nous décrit saint Pierre tivani avec ses disciples ; et cet ouvrage est ancien, quoi-^ qu'il ne soit pas authentique. Ces disciples suivaient les apôtres dans leurs voyages, et demeuraient pour gouver^ uer les Eglises à mesure qu'elles se formaient.

Ainsi nous voyons auprès de saint Pierre saint Harc, qu'il nomme ion fils ; saint Clément, si fameux par toute l'Eglise; saint Bvode, qui lui succéda à Antioche ; saint Lin et saint Gkst^ qui lui succédèrent à Rome. Auprès de saint Paul nous voyons saikt Luc, saint Tite, saint Timothée et le même saint Clément. Auprès de l'apôtre saint Jean nous ' voyons saint Poiycarpe et saint Papias. Ces saints s'appli-^ quaient à retenir la doctrine des apôtres dans leur méi

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moire plutdt que dans des écrite, et renseignaient p par la pratique que par des discours. C'est ainsi qu^eo ii tant leurf^ uisilres ils se rendaient eux-aiômes, corn dit saint Paul, les exemples des fidèles par la parole et bonnes œuvres, la foi, la charité, la cnastet^, la grai et toute leur manière de vivre, lis faisaient plus , ifs fi maient eux-mêmes des disciples capables d'en iostruin d'en former d*autres. C'est ce que saint Paul recouimaz à Tiinothée : Ce que vow avez oui dire devafzi plusin témoins, confiez-le à des iiommes fidèks qui saient caf blés de renseigner à d'autres. Et voilà la tradiijof}, pi propre à perpétuer une doctrine que TEcrilure^ de Favi même des philosophes qui ont tant écrit.

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