‹ Les mœurs des Israélites et des ChrétiensChapitre 40 sur 103 · MdBUES · texte numérisé non relu

MdBUES

repas éUieqt accompagnés d*aUégresseet de aimpUciléi cœur. Eq efTet, tous ces fidèles étaient des enfants {> l'humilité, la pureté et le désintéressement* Bd renoDpi aux biens et aux espérances du siècle, ils avaient retraocl la matière des passions et des chagrins de la vie, et i n'étaient occupés que de Tespérance du ciel et da règni de Jésus-Christ, qu'ils regardaient comme proche. Qoei nous ne pouvons lire sans admiration le peu que VÉcrM nous dit de cette première Eglise, il ne faut pas m étonner qu'elle fût si aimée et si révérée de ceux* quiei{ étaient les spectateurs. Elle 'Subsista à Jérusalem pendac près de quarante ans sous la conduite des apôtres, et pu* ticulièrement de saint Jacques son évâque, jusqu^i^ eeqit les fidèles voyant approcher la punition de celle naalbeureuse ville, suivant les prédictions du Sauveur, se sé/>^ rèrent de» Juifs Infidèles, et se retirèrent dans la pelik ville de Pella, où ils se conservèrent pendant le siège.

On peut même pousser plus loin cette sainte traditioi c'est-à-dire jusqu'à la dernière ruine de Jérusalem, soui Tempereur Adrien (an de Jésiis-Christ 136), pwsçsê nous voyons jusque-là que cette Eglise^ la mère de toutes les autres, eut des évéques circoncis et Juif:» d'origine : p^ où l'on peut juger que la plupart du peuple l'était encore, et gardait les observances légales. Mais depuis ce temps, Lious n'y voyons plus de distinction, parce qu'il ne fut ^^^ permis aux Juifs d'habiter dans la nouvelle ville d'BliSi qu'Adrien bâtit à la place.

Cependant il se formait partout d'autres Eglises composées de Juifs et de gentils^ qui, bien qu'ils fussent aadessous de cette nouvelle perfection ^ ne laissaient p^ d'être des prodiges de vertu et de sainteté, vu létat où se trouvaient les gentils avant leur conversion.

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