CHAPITRE IX
Jeûnes des Chrétiens.
Les Chrétiens jeûnaient plus souvent que les Juifs ; mais
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plus froids, et cela plus de niifle uns après les apôtres; chi Tancienne règle du }eûne.a dové jusqu^au temps de saiot Bernard, comme nous le Yerpoo^ daùB la suite.
Les Chrétiens, aussi bien que les.Juifs^ regardaient le jeûne comme un état d'affiicUon; il est trai que les Juifs *s*appliquaient souvent à /satisfaire la tristesse naturelle causée par la perte d'une pc^^rsonue cfaèrev ou par quelque autre malheur purement ten^porel : les autres nations en usaient de même; et nous voyons de semblables marques de iftMii chez les Grecs et chez les Romains. Hais les Chrétiens appliquant tout aux choses spiril'UeU^s, emplpyaient ces marques extérieures d'affliction pour exciter la tristesse qui opère le salut, c'est-^-dire lacomponction despéchés* Saint Cyprien veut qu*un pécheur pleure la mort de son ftme au moins comme la perte d'une personne chef e^.et saint Ghrysostome se sert de la même compfirai^pnvllâ regardaient encore le . jeûne comme utile à prévenir les teiitatiuns, en affaiblissant le corps, en le soumt^tiant à Fesprit. C'était donc une suite du jeûne de s'éloigner de toutes, çi^rtes de plaisirs, même permis ; on observait plus de relriiiteet de sitence, on était p}us asàidu à TEglise^ on priait et on lisait beaucoup plus.