‹ Les mœurs des Israélites et des ChrétiensChapitre 81 sur 103 · CHAPITRE ÏLV · texte numérisé non relu

CHAPITRE ÏLV

Conciles.

Les conciles devinrent alors plus libres, ei par conséquent plue fréquents* Ce n'est pas qu'ils ne fussent en usage dès les premiers temps : nous en voyons, plusieurs en diverses provinces sur la fin du ii^ siècle, touchant la question de la Pâque. TertuUien, incontinent après, parle de ceux qui se tenaient en Grèce, et que Ton commençait par des jeûnes. Saint Gyprien fait mention de plusieurs conciles d'Afrique plus anciens que son temps; lui-même en a tenu plusieurs, et dit souvent qu'il en faut attendre roccasiotf pour régler les affaires importantes de TËglise, comme la réconciliation de ceux qui étaient tombés dans k persécution. Mais il marque en même temps que les persécutions empêchaient de les tenir, parce que les évêques et les prêtres étaient dispersés et cachés, comme ceux quô Ton recherchait le plus. On tenait les conciles dans les io;tervalles paisibles, et quelquefois même on les assemblait de plusieus provinces, comme les deux conciles d*Aatioche contre Paul de Samosate«

Ainsi, quand la crainte des persécutions fut entièrement cessée, les conciles provinciaux se tinrent plus souvent et plus régulièrement, c'est-à-dire deux fois Tannée^ comme il est ordonné par le concile de Nicée, et Ton commença d'en tenir d'œcuméniques, c'est-à-dire de toutes les églises du monde, pour des affaires extraordinaires et capitales touchant la religion. La tenue des conciles provinciaux était jugée ^i nécessaire, qu'fiusèbe compte entre les principaux effets de la persécutioa de Ltcinius d'avoir voulu les empêcher. C'était le tribi^nai ordinaire où se jugeaient toutes les affaires de TËglise qui étaient asseai importantes pour n'être pas décidées par un seul évêque: la maxime était constante, que la force des décisions et des ordonnances de l'Eglise consiste principalement dans le consentement des pasteurs, qui n'est jamais plus exprès que dans ces saintes assemblées, un y jugeait les évêques mômes, et il s'en faisait aussi pour les dédicaces des églises, qui furent fré-

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qaentes sous Constantia, afia de réparer les ruines de la persécution. On x^ii en détail la manière de tenir les conciles daos le quatrième concile de Tolède.

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