‹ Les musées d'AllemagneChapitre 18 sur 62 · ET LA BIBLIOTHEQUE ROYALE · texte numérisé non relu

ET LA BIBLIOTHEQUE ROYALE

e mouvement artistique de l'Allemagne, réparti naguère entre Dusseldorff et Munich, va peu à peu s'amoindrissant dans ces deux villes pour se concentrer à Vienne et à Berlin qui, on peut le prévoir, tendront de plus en plus à l'absorber. En revanche, l'intérêt et l'attention, qui autrefois s'attachaient presque exclusivement à l'art contemporain, se sont, à bien meilleur droit, reportés sur les œuvres du passé. Il n'est guère plus question maintenant de la Basilique ou du Maximilianeum que des fresques de Cornélius, tandis que les statues d'Égine ou les chefsd'œuvre de Rubens à la Pinacothèque ont repris désormais la place légitime qu'ils doivent avoir dans nos admirations. Mais, bien que mieux connues aujourd'hui, les collections artistiques de la capitale de la Bavière n'ont pas cependant toute la réputation qu'elles méritent.

Ces nombreuses collections suffisent amplement pour défrayer les journées du voyageur que l'étude des arts a pu attirer à Munich. A la Résidence, le trésor royal (Schatzkammer), s'il parvient à en obtenir l'accès, lui offrira une remarquable réunion d'ouvrages d'orfèvrerie également précieux par la richesse de la matière et la valeur du travail, et dont quelques-uns remontent à une antiquité vénérable, notamment les couronnes de l'empereur Henri le Saint et de l'impératrice Cunégonde, qui datent du commencement du xie siècle. Quant au Musée National Bavarois, qui, au contraire, est très facilement accessible, il répond à notre Musée de Cluny. Sa fondation avait été précédée par celle du Musée Germanique de Nuremberg, dont l'idée première, soumise, dès le mois d'août i852, par M. d'Aufsess au congrès archéo-

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