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de Raphaël est beaucoup plus jeune et plus délicat ; il n'a que la force morale, que la foi et le dévouement. Et si l'on poussait plus loin le parallèle, on verrait aussi , dans une composition tout à fait identique , la distance qui sépare l'imitation de l'invention, le beau du sublime , le talent du génie.

Pietro Buonacorsi, appelé Perino del Vaga (1500-1547) : un Parnasse en figurines , où l'on voit Apollon entre les neuf sœurs et les plus célèbres poètes, petite répétition du Parnasse que Raphaël a peint dans celle des Chambres du Vatican qui réunit la Dispute du Saint -Sacrement et YÉcole d'Athènes.

Giacomo Pacchiarotto (1500) : un Saint François d'Assise, et une Madone, tous deux servis par des anges, dans le style du Pérugin dont il fut l'élève.

Federico Baroccio (1528-1612) : la Communion de sainte Marie l'Égyptienne , et l'Apparition du Christ à la Madeleine, sujet qu'on nomme habituellement Noli me tangere. Ces deux tableaux sont d'un grand et bel effet ; mais, comme tous les ouvrages du même peintre, né à Urbin, ils sentent plus l'imitation un peu maniérée de Corrége que celle de Raphaël , maîtres dont il avait voulu réunir et fondre* les deux styles.

Pietro Berettini, appelé Pietro da Cortona (1596-1669): une Femme adultère, d'une grande noblesse et d'une belle exécution.

Michel Angelo Cerquozzi, appelé Afichel-Ange des Batailles (1602-1660) ; une Halte de Chasse, puis deux petits tableaux de genre, Bèlisaire demandant l'aumône, et un Savetier devant sa porte, dans la manière adoptée par Pierre de Laar (le Bamboccio), et qui le fit nommer aussi, après son modèle, Michel Ange des Bamboches.

Giam Battista Salvi, appelé du nom de son pays Sassoferrato (1625-1685) : une Madone priant les mains jointes, fine, délicate, charmante, mais éternelle répétition du même sujet et du même type.

Carlo Marratta (1625-1713): quelques petits échantillons, un Saint Jean à Pathmos, un Enfant endormi, etc., qui n'ont de valeur que parce qu'ils représentent le dernier héritier de l'école romaine, luttant seul contre la décadence et l'abandon de l'art.

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