‹ Les musées d'Europe. La peinture au Louvre;Chapitre 13 sur 35 · RUBENS. — VAN DYCK. — JORDAENS · texte numérisé non relu

RUBENS. — VAN DYCK. — JORDAENS

jK^puBENS (i 577-1640) est à l'aboutissement et au sommet de la race. Il a reçu l'enseignement des patients maîtres de son

UO^I pays, et il est allé chercher en Italie la révélation des maîtres

du mouvement et de la couleur. Mais il était trop fort, trop bien doué, pour rien abdiquer de sa race et de sa personnalité Au retour en

Flandre, il se retrouva flamand, et même il n'avait jamais cessé d'être flamand : il n'y a qu'à voir ses copies pourdevinerimmédiatement qu'il ne peut être que lui-même. Il acquit la science, il sut multiplier les figures, agencer une composition, couvrir toutes les surfaces, mais ce furent là pour ainsi dire ses dons extérieurs de peintre abondant et magnifique. Il n'en restait pas moins riche de sensations profondes, d'une

RuDENS.

La Fuite Je Loth.

intense vitalité intérieure qui alimentait sans cesse sa production. Il ne faut pas seulement songer aux travaux de décoration exécutés avec des collaborateurs, et par lesquels, certes, il est bien Rubens dirigeant et accomplissant une œuvre unique II faut pénétrer l'essence de son génie dans les tableaux qu'il exécute seul, dans ses toiles de chevalet, dans ses ébauches, dans ses études. On connaît alors le grand artiste amoureux de la vie, toujours prêt à la condenser en traits mouvementés et superbes, en colorations pénétréesde lumière, en une expression générale où il y a de la sérénité et du tumulte. Comme tous les

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