‹ Les musées d'Europe. La peinture au Louvre;Chapitre 8 sur 35 · GÉRICAULT · texte numérisé non relu

GÉRICAULT

Le Radeau de la Méduse.

sentiment de la vie, son émotion devant la grâce des corps et l'expression des visages, il ne recherche que l'harmonie des formes, l'éclat de la lumière, la douceur de l'ombre. Regardez ses portraits, ses compositions décoratives, ses tableaux religieux, ses scènes mythologiques, vous le trouverez toujours égal à lui-même, simple de composition, sobre d'effets, épris de nature et de beauté. Il est un peintre admirable de la femme, lorsqu'il l'a devant lui en un modèle merveilleux de beauté souple et de grâce théâtrale comme Y Impératrice Joséphine,

lorsqu'il la jette à travers sa composition d'une envolée si rapide et si forte, et qu'elle apparaît en déesse du châtiment, dans la Justice ei la Vengeance divine poursuivant le crime, lorsqu'il la montre sans voiles, endormie, les bras et les jambes à l'abandon, éclairée d'une lumière lunaire, dans Y Enlèvement de "Psyché.

LE XIX° SIÈCLE (suite). — GÉRICAULT. — LÉOPOLD ROBERT. — INGRES. —

Page 1