ADRIEN VAN RUYSDAËL
Un tel homme a pu avoir des élèves, mais il est trop évident qu'il n'a pu former un autre lui-même, puisque son art était le résultat de son existence. Il ne pouvait offrir en enseignement que son
Jan Fictoor.
Photo i , uion Isaac bénissant Jacob.
exemple à ceux qui pouvaient le comprendre et s'appliquer à vivre leur vie, comme il l'avait fait. Il est donc inutile de trop chercher au Louvre les traces des élèves de Rembrandt. Il en est un, qui est fort célèbre, Gérard Dou (1613-1680), et dont nous possédons une des toiles les plus fameuses, la Femme hydropique, la malade dans son fauteuil, le médecin attentif et solennel, la scène éclairée par une fenêtre, un lustre de cuivre reluisant au plafond. C'est un effet de lumière appris chez Rembrandt, mais ce n'est que l'apparence rembranesque. Ici, tout est sec, tout est puéril. Gérard Dou est un artiste appliqué, méticuleux, qui emploie sa myopie de vision