‹ Les musées d'Europe. La sculpture au Louvre;Chapitre 24 sur 52 · DÉMOSTHÈNE · texte numérisé non relu

DÉMOSTHÈNE

personnages des romans, aux interlocuteurs des dialogues de Lucien, comme la Héra de Samos évoque le souvenir des hymnes primitifs, comme les Discoboles de l'école de Myron, continués et transformés par l'école de Lysippe, rappellent les grandes entreprises du lyrisme dorien et les fêtes des Epiniçies.

E n m ê m e temps, toutes ces œuvres, dégagées des conditions passagères, apparaissent comme les résultats de l'effort normal et progressif de la raison. Sans doute l'art classique de la Grèce a obéi à des traditions et s'est fixé des canons, mais ces traditions ont été établies par toute une série de conquêtes sur la vie, sur l'aspect réel des hommes et des choses. Elles laissent libre la recherche, elles autorisent toutes les inquiétudes nouvelles. On le voit bien d'après l'histoire des vases peints, qui révèle des choses si belles et si singulières, si proches de l'effort analytique de l'art contemporain. Mais la sculpture grecque au Louvre, à elle toute seule, fait comprendre déjà, avec plénitude et avec autorité, et les dons merveilleux de

Biche (statuette de bronze).

l'esprit hellénique et les leçons qu'il nous a transmises, pour l'intelligence supérieure de la vie et de l'art.

Les Trois Grâces.

Sarcophage étrusque en terre cuite.

ETRURIE ET ROME

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