Voir au volume des Musées d'Italie , pages 122 et
Vicente Garducho : une grande et correcte Extase de saint Antoine de Padoue^ qui paraît cependant petite, faible et pâle quand on se rappelle l'immense chef-d'œuvre qu'a légué Murillo à la cathédrale de Séville. Ge tableau est signé et daté de 1620, ce qui rend inexplicable l'inadvertance où est tombé le livret, lorsqu'il ajoute : « Saint Antoine de Padoue mourut en 1630. a» Gomment le peintre aurait-il reproduit la vision du bienheureux durant sa vie et avant sa canonisation? Saint Antoine était mort en 1231. — Juan Garreno de Miranda : un Saint Damien, figure à mi-corps, et un Baptême du Christ, simple esquisse. — Juan Antonio Escalante : un Saint Joseph, digne d'un maître plus renommé. — Mateo Gerezo : une Con^ ception et une Madelevne, ouvrages de faible importance, et que l'artiste a souvent surpassés. — Glaudio Goello : une autre Madeleine, non supérieure, et son propre portrait. G'est un visage triste, morose, où l'on croit lire le caractère et le sort du pintor de càmara de Gharles II, qui s'illustra, jeune encore, par un magnifique ouvrage, le tableau de la Forma, mais que l'arrivée de Luca Giordano en Espagne fît mourir de dépit et de chagrin. H fat le dernier des maîtres de la grande époque, qui avait commencé aux premières communications avec l'Italie et dont le cycle entier renferme à peine un siècle et demi.