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est tracée en caractères qu'un œil un peu exercé ne peut méconnaître. Quant à l'opinion qui peut y avoir un travail antique, elle est encore moins discutable que celle qui un instant l’a attribué à Raphaël. ;
Il n'existe de cette petite merveille qu’une reproduction photographiée de M. Blancard Evrard.. Elle mérite cependant, à tous égards, les honneurs du burin, et je m'étonne qu’elle n’ait pas encore tenté le talent d’un de nos jeunes graveurs.
Avril 4861.
Bibliographie. Catalogue des dessins et objets d'art léqués par J.-B Wicar. — Lille, Lefebvre-Duerocq, 1856.
Compris dans le décret institutif des musées dé province du ‘4 fructidor an VIT, le musée de Lyon reçut, en deux fois, quarantesix tableaux envoyés par le musée de Paris, le 13 ventôse an XI et le 20 fructidor an XIII. Ces quarante-six tableaux avaient été précédés par six tableaux de fleurs, quarante feuilles d’oiseauæ coloriés à la Chine sur papier velin, trente-trois dessins et études d’après l’antique, remis au citoyen Paul Caire, représentant du
peuple, le 2 thermidor an VIT, pour l'école de dessin de la fleur .
établie à Lyon, conformément à l'autorisation du ministre de l’intérieur du 25 messidor an VII. Plus tard, en février 1811, un nouvel envoi de cinquante-deux tableaux fut adressé au musée par ordre de l’empereur. C’est un total de près de deux cents œuvres; et si l’on songe que dans ce nombre, outre des chefs-d'œuvre comme l’Ascension du Pérugin, on comptait des toiles aussi remarquables comme le Rubens, les Breughel, le Paul Veronèse et le Pietre de Cortone, et des compositions de plusieurs maîtres français du dixseptième siècle, on reconnaîtra que Lyon n’avait pas à se plaindre de la munificence du gouvernement impérial,
Ces tableaux étaient déposés, en 1806, dans un réduit obscur de l’ancienne congrégation des Dames de Saint-Pierre, dont les bâtiments, sous le nom de palais des Arts, augmentés de près du double, ne suffisent plus à contenir leurs dépôts. On s’occupa à ce moment de modifier les distributions intérieures de façon à placer décemment les toiles envoyées par le gouvernement, et M. Artaud fut nommé conservateur du musée naissant. Il s’acquitta de ces fonctions avec une sollicitude si active qu’en 1830, quand il se retira, le musée de Lyon s’élait tellement augmenté entre ses mains, qu’il
1 Voir note K.
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