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bien médiocre pour lui. C’est peut-être sa manière, mais j'ai bien de la peine à y retrouver son exécution. Je soupçonne que son beau-frère Goussey y a eu au moins autant de part que lui.
Quant à Jésus chez Marthe et Marie, c'est une copie de l’admirable tableau qui, après avoir passé par la galerie Fesch, fait aujourd’hui l’ornement de Ja Pinacothèque de Munich. Le livret de 1851 copiant l'inventaire du Louvre, l'indique comme étant placé avant la Révolution à Saint-Germain-l'Auxerrois. L’indication est exacte, seulement ce n’était plus loriginal qui occupait cette place. Le passage suivant de Guillet de Saint-Georges ne laisse pas de doute à cet égard. « On voit aussi de sa main, dans « l’église de Saint-Germain-l'Auxerrois, à l'autel d’une des cha- « pelles qui sont au-dessous de l'autel de la paroisse, un tableau « représentantle Wartyre de saint Laurent (aujourd’hui au Louvre) ; « et dans une autre chapelle de la nef, directement parallèle à « celle-là, il a fait un autre tableau représentant le Sauveur qui, « étant arrivé à Béthanie et reçu dans la maison de Marthe, « écoute les plaintes qu’elle lui fait de ce que sa sœur Madeleine « demeure assise et oisive aux pieds du Sauveur et la laisse servir « toute seule sans lui aider. Ces deux tableaux sont à présent chez « M. le chancelier Pontchartrain, lequel en a fait faire deux copies, «lesquelles sont en place des originaux, une derrière l’œuvre «et l’autre proche de la chapelle de la paroisse. »
Une liseuse vue de dos, à mi-corps, tête nue, robe bleue, est attribuée à François Detroy. Je crois qu’elle appartient plus légitimement au fils de François, Jean-François, né en 4679, mort en 1752,
.L’agréable et facile esquisse de plafond : le Char du soleil, est Justement inscrite sous la dénomination d’Auteur inconnu. Le nom de Lemoyne est celui qui se présente le plus naturellement à l'es-
prit. En 1720, lorsque Pellegrini eut été chargé de peindre le pla-
fond de la Banque royale, Lemoyne, voulant prouver qu'il était aussi apte que cet étranger aux grandes machines, fit une esquisse gravée depuis par Silvestre. Le Char du soleil faisait-il partie de cette esquisse ? Je l’ignore.
L'attribution à Raoux d’une jeune fille écrivant est exacte. C’est une de ces figures minaudières, maniérées et d’une très-bonne couleur, comme Raoux en à beaucoup fait. Il eût été intéressant de connaître la filiation de celle-ci. Elle doit provenir de quelque hôtel particulier de Marseille.
L'existence d’Étienne Parrocel avait été plusieurs fois et sérieusement contestée. Le tableau du musée, Saint François Regis implorant l'assistance de Dieu pour obtenir la cessation de la peste, confirme cette existence de la façon la plus irréfragable. Il est signé : Stephanus Parrocel pinæit Romæ 1739. Cet Étienne, fils d’Ignace Jacques, naquit à Avignon le 7 janvier 4696, et mourut postérieurement à 1744. Il passa la plus grande partie de sa vie en Italie et à Rome ce qui lui a fait donner le surnom de Romain. Le tableau du maître-autel de Saint-Louis des Français, à Rome, est de lui. Tous ces détails et bien d’autres ont été donnés par un descendant du Parrocel, M. Étienne Parrocel, qui a publié à Marseille, en 1861, une curieuse biographie de tous les membres de sa famille. Si le Saint François Regis ne fait pas preuve d’un bien grand talent, c’est du moins un document intéressant ; et sous ce rapport il n’est point à dédaigner.
Le Martyre de saint Étienne, de Pierre, composition plus que médiocre, figurait avant la Révolution à Saint-Étienne-du-Mont. Elle est signée Pierre, 1745. Je ne la cite aue pour la date.
Suivant le livret de 1851, le Portrait de Femme, de Nattier, représenterait Me de Pompadour sous la figure de l’Aurore. Ce portrait ne rappelle pas le visage de cette favorite, et les recherches confirment cette hésitation. La fille de Nattier, Me Tocqué, n'en parle pas dans la vie de son père. Cependant, elle cite la plupart des portraits peints par Nattier, et n’eût pas manqué de parler de celui de M< de Pompadour. Je ne vois qu’un seul portrait pouvant se rapporter à celui-ci, c’est celui de M"* de Châteauroux, que lartiste peignit sous l’allégorie du Point du Jour, dit Me Tocqué. L’Inventaire du Louvre se contente de l'indication vague : Portrait de femme. 11 me semble prudent de s’en tenir là,
Le gendre de Nattier, Tocqué, a laissé un chef-d'œuvre dans le Portrait de M. de Saint-Florentin. Le célèbre ministre est vu à mi-jambes, de grandeur naturelle, assis devant son bureau. Il tient uue lettre de la main droite ; la tête de face. L’habileté avec laquelle Tocqué rendait l’éclat de la vie, le grenu des ors et le chatoyement des satins, est connue; mais jamais, même dans portrait de Marie Leczinska, du Louvre, cette habileté n’a obtenu un pareil résultat. Je ne crois pas que l’on puisse pousser plus loin l'exécution que dans l’habit de velours gris-violet, passe-
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