‹ Les musées dE̕urope: Le Louvre: La peinture étrangèreChapitre 16 sur 38 · SAINTE ELISABETH DE HONGRIE · texte numérisé non relu

SAINTE ELISABETH DE HONGRIE

Le second est Valdès l.éal, élève d Antonio del Caslillo (lO.'^O— 1691). Rageur, farouche, comme Ribera qu il voudrait dépasser en horreur, il sort de TAcadémie en claquant la porte au nez de ses collègues, broie du noir, saisit les fantômes macabres qui traversent son cerveau fumeux, les colle et les écrase sur ses toiles, et pour se délasser, verse de l'acide corrosif sur du cuivre. Il nY*st pas représenté au Prado par les ceuvrcs qui rexpriment réellement. Il n"a là que deux toiles: la Préscnhilion de in Vierge au temple, et Jésus dispulanl anec les dorleurs.

Enfin, Claudio (^oëllo (l()2li — 1()1)4), élève de Hizi, conserve encore les belles traditions et lutte, avec la haute mine dun héros qui sait que la bataille est perdue, et veut tomber à son poste sans reculer d'une semelle. Il peint aussi, comme Miranda, un ^.7;a/Vrs // à grand nez, grand menton, grande lippe.

Luca Giordano, dit Fu Preslo, débarque critalie, saute à terre, pirouette, arrive à Madrid en battant des entrechats. Avec une elîroyable facilité, il va couvrir toiles, panneaux, murs, plafonds, bâcler, sourire, empocher, en faiie voir de toutes les couleurs au pauvre (Charles 11. Le grand drame de la décadence espagnole s'achève par un ballet italien . . .

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