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écoles étrangères y apparaissent aussi par des collections véritablement splendides. On ne pourrait à leur aide établir, comme au Louvre, une chronologie de Tart, mais elles présentent des chefsd'œuvre vers lesquels il faut nous diriger sans plus tarder. L'Italie, d'abord, dont 1 art a joué un si grand rôle en Espagne. L'Ecole Florentine est représentée au XV^ siècle par Giovanni da Fiesole, dit Fra Angelico (1387 — 1455). Son Annonciation, un ange Gabriel qui semble une délicate pièce d'orfèvrerie par sa robe rose si précieuse, ses ailes d'or, son auréole, salue la douce Vierge blonde si tendrement et doucement peinte par l'artiste ingénu. Au fond, dans un sombre jardin, on aperçoit Adam et Eve, très humbles, chassés du Paradis terrestre. Rien de plus pur, de plus suave que celle scène où la lumière entre avec Tange dans le petil cloître où se lient Marie. Au dessous, cinq compartiments
montrent les épisodes de la vie de Jésus-Christ.
Un siècle après, c'est André del Sarlo (1488—1530) avec un magnifique portrait de sa femme Lucre zia di Baccio del Fede, d'une beauté si souple, si féline, et plusieurs représentations de la Vierge cl l'enfant Jésus, presque toutes très belles, mais parmi lesquelles il y en a une tout à fait admirable par la beauté du paysage, la noblesse des figures, la douceur d'enveloppe de l'atmosphère. C'est aussi de Florence que nous viennent le Jeune Violoniste
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