‹ Les musées dE̕urope: Le Louvre: La peinture étrangèreChapitre 4 sur 38 · IS · texte numérisé non relu

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allongés oulre mesure, le Greco cherche évideninieiil un aspect décoratif, el coninie à tous les chercheurs il lui arrive de se tromper. Cet allongement lui vient tllhilie. du rinlnrel ai-je dit, et par le Tintoret, de Michel- Ange, Mais on peut pardonner une erreur à un grand artiste passionné, si admirablement doué poni grouper les figures, poui' distribuer les colorations pures et très sim[)lifiées de sa palette^ pour donner à tous ces visages cette expression de passion d'extase, de violence, (h ravissement.

Malgré les deux chefsd'œuvre absents, on trouvera le Greco à Madrid avec ses défauts et ses finalités qui tiennent égalenienl à son génie anxieux. Il y est, avec des tableaux religieux, le Baptême du Christ. le CnidjiemenL la Résurrection, Jésus-Christ mort dons les In as du Père Elernei, et Ton regarde avec étonnemenl cette peinture religieuse d'aspect triomphal, fjuî semble sonore de fanfares, ces ciels de ténèbres, ces lumières plâtreuses, cette peinture pelucheuse, ces grands corps dégingandés, ces petites têtes, et parmi le mouvement et le tumulte^ de charmantes expressions,

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celles de la Madeleine blonde au pied de la croix, d'une Marie bleue et rouge, de saintes, d'anges, d'adolescents, de fillettes aux physionomies enfantines, la bouche petite, le nez à Tevent, les yeux bien éveillés. On regarde des images de saints, saint Basile, saint François, saint Antoine, saint Paul, pareils à des statues ou ù des têtes de statues, en bois vermoulu, en granit moussu et humide. Il y a du gothique chez le Greco. Et puis, si Ton passe dans la salle des portraits, on retrouve des personnages semblables aux speclateurs de l Enterrement du Comte cVOrgaz, des pourpoints noirs, des collerettes blanches, des visages gris, des barbes pointues, des yeux qui bougent dans les faces sérieuses. C'est le 'portrait [Ain médecin qui tient un livre, de /). Rodrigo Vas(iuez, président de (jislitte, de celui que Ton peut nommer VHomme à VEpée, uuq physionomie jeune et grave, une main

sur la poitrine, une garde d'épée visible. Je quitte le Greco, avec l'opinion qu'il fut, avant tout, un peintre, et que l'artiste, en lui, était double:

un observateur épris de la réalité la plus nette, la plus réche, un décorateur ambitieux de faire flamber la lumière sur les murailles.

Le Greco a formé plusieurs élèves, parmi lesquels Pedro Lopez, Alessandro Loarte, Diego de Astor, Pedro Orrente, Juan Bautista Mayno.

Chez celui-ci (1569—1649), comme chez Pedro Orrente,

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Portrait d'un mfiiecin.

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