LE NOUVEAU MUSIÉB: LES PEINTURES MURALES DE KAULBACH
se développe du culte primitif des Egyptiens. Le trépied sert de démarcation; des enfants faisant de sacrifices. Apollon etMarsyas. Un lévrier anglais (l'enthousiaste ignorant) lèche les couleurs de la palette du peintre Zeuxis; Tarchitecte grec se fût enseigner par Tarchitecte Castor. L'âne fait cadeau d'une couronne de chardons à Orphée, le père de la musique. L'éléphant au grand ventre apparaît ici comme Mécène des arts, qui dffre nonchalemment une branche d'olivier avec sa trompe. Viennent les sciences : Psyché est délivrée : Aristote et Platon en discussion sur l'immortalité. L'art lui-même devient science : Le Faune écoute de mauvaise humeur la musique d'Apollon. L'industrie est représentée par la fileuse, à laquelle le ver à soie fournit le fil, tandis qu'elle observe le travail de deux énormes araignées diadémées. La science est profanée par la réflexion. La boîte de Pandore s'ouvre et les esprits méchants: la Haine, la Calomnie et la Guerre en sortent. Cette dernière brandit le fléau et le glaive et se tourne déjà vers le monde romain, dont elle jette les bases de l'hégémonie. Le fier S. P. Q. R. (Senatus Populusque Romanus) se voit sur l'étendard qui sépare le monde grec du monde romain. Les peuples enchidnés de l'univers, sons forme d'enfants en pleurs, sont à genoux devant cet étendard et se tordent les mains. C'est Brutus, le sombre et implacable républicain, qui apparût le premier; il appelle par un signe, les bras croisés, le licteur portant la hache, pour exécuter la sentence de mort à ses propres fils qui implorent sa grâce. Plus loin on voit Mucius Scaevola, plaçant sa main sur un brasier d'arabesques, pour donner à Porsena une preuve du sang-froid des Romains. César, le souverain de l'univers, poursuit la marche triomphale sur une bige traînée par un cheval marin et par une licorne (symboles des forces de terre et de mer); la terre vaincue traîne un chariot attaché à la bige. Mais des figures germaniques guettent déjà dans les arabesques latérales; profitant de la guerre fratricide à Rome, elles mettent une fin à cette domination universelle. Rome en deuil est à côté, tandis que les légions romaines reculent devant