LE NOUVEAU MU8BE: LE OABINST DBS GRAVURES
le dit aassi rinventear de Tart de graver à Teaa- forte. Il a de nombreux élèves parmi lesquels nous citerons: A. Altdorfer et H. Aldegrever, qui maintiennent la manière allemande, tandis que d'autres tels que G. Pencz, J. Bink, Bartel et Hans Sebald Beham Qes petits mûtres) s'approchent de la manière italienne de Raimondi. Les artistes les plus semarquables de Técole de Nuremberg sont: L. Krug et le peintre sur verre Auguste Hirschvogel qui s'occupe principalement aussi de la gravure à Teau-forte. On cite encore : Lucas Exanach, Hans Burgkmair, Daniel Hopfer et Yirgil Solis ; ces derniers penchent déjà au travail maniéré. — La gravure en taille -douce commence comme la gravure en bois, à déchoir après 1550. Matthaeus Merian (1593 — 1650) publie un grand nombre de prospects d'un travail très consciencieux et Bartholomaeus Kilian fait beaucoup de portraits. Au 17* siècle il n'y a qu'un seul graveur digne d'être cité; c'est Wenzel Hollar (1607—1677), dont les eauxfortes de toutes les branches artistiques (plus de 2000 feuilles) excellent par la finesse de sentiment et par une technique soignée. — C'est dans cette époque que Ludovic von Siegen invente la gravure à la manière noire qui est perfectionnée par Rupert Prince du Palatinat. Ici le dessin est gravé sur la planche grenée et pro* duit la gravure en demi-teinte. Les plus anciennes gravures à la manière noire datent de 1642. — Au 18* siècle on cite Jacob Frei (1682 — 1771) qui imite les Italiens. Plus tard la gravure française exerce une grande influence sur les graveurs allemands dont le plus remarquable de toutes les époques est George Frédéric Schmidt de Berlin (1712—1775), ses planches excellant autant par un merveilleux effet pittoresque que par une grande pureté et minutie dans l'exécution. Sont encore à citer ici: George Wille (1717—1808), son élève Jean Gotthard de Mùller (1747—1830), dont les ouvrages pleins d'esprit sont très recherchés, et Schmuzer qui est souvent trop maniéré. Ghrét. Frédéric Muller (fils de Gotthard de MuUer) est le célèbre graveur de la Madone Sixtine (1783—1816). Parmi les artistes contemporains nous citerons Buchhorn, ainsi que ses
n. l'origmnb et l'histoibb db la gravure en tailue-douce. 193
élèves et les élèves de ses élèves: Mandel, Eichens, Lûderitz, Habelmann etc., tous de Berlin.
3. La gravure en taille -douce se développe en Hollande beaucoup plus tard quen Allemagne et qu'en Italie, c'est-àdire an commencement du 16* siècle seulement, de quelle époque on pourra signaler Lucas de Leyde, qui excelle par sa grande kabileté technique, et Dûrk van Staren (f 1544). Dans la seconde moitié du 16* siècle la taille-douce arrive à un haut degré de perfection principalement par Henri Goltzius (1558 — 1617), dont les planches sont surtout remarquables à cause de Texcellente plastique au moyen de couches de traits. Puis viennent: Jacob Matham, Jean Mûller et Jean Sanredam. La supériorité technique de Goltzius attire Tattention des artistes de premier ordre qui s'intéressent à cette manière de reproduction, et ce sont notamment les grands peintres de cette époque qui s adonnent de préférence à Teau-forte (peintres-graveurs). On remarque: Paul Rembrandt, dont les planches se distinguent comme ses tableaux par un excellent clair -obscur et par un coloris très vigoureux^ Adriaan van Ostade, C. Dusart, Ant. Waterloo, dont les petits paysages décèlent le grand artiste; Jac. Ruysdael, H. Swanevelt, Andr. Both, N. Berghem qui grave principalement des animaux, et Paul Potter. — La taille -douce proprement dite est efficacement protégée par Rubens qui fonde et dirige une école de graveurs, d'on sortent Vostermann et ses élèves Snyderhoof et Corn. Yisscher, puis Schelte à Bolsvert, Pontius etc. Le meilleur artiste au burin est Gerhard Edelingk (voyez le n* 5. France). On a aussi quelques chefs -d'oeuvre à l'eau -forte gravés par van Dyck. — Les graveurs des époques plus récentes travaillent par tradition sans fournir d'ouvrages remarquables.
4. Les tailles -douces italiennes du 15* et du 16* siècle se caractérisent par la tendance de produire la plastique des formes, par le soigné dans les contours, et par l'indication du modèle au moyen d'ombres simples. Le premier artiste remarquable est Baccio Baldini de Florence, dont la première planche