‹ Les musiciens célèbresChapitre 108 sur 153 · FÉLICIEN · texte numérisé non relu

FÉLICIEN

L'auteur du Désert appartient, lui aussi, à la phalange éprouvée des artistes auxquels on peut appliquer ce qu Horace dit des gymnastes :

Qui studet optalam cursu contingere mclam Multa lulit fccitque puer, sudavitet alsit....

Né à Gadenet, dans le département de Vaucluse, le 8 mars 1810, Félicien David n’était encore âgé que de cinq ans, lorsque la mort de son père le laissa orphelin et dans un état de dénûment presque complet. L’enfant, à cet âge si tendre, avait déjà commencé sous la direction paternelle l’étude de la musique : il possédait une jolie voix, et cet avantage lui procura quelques ressources, car il put être employé comme enfant de chœur à la maîtrise de l’église Saint-Sauveur d’Aix. Il cessait ainsi d’être à la charge de sa sœur aînée qui l’avait recueilli après la mort de ses parents. A quinze ans, Félicien quitta cette maîtrise, où il avait puisé de bonnes connaissances musicales, et où il avait appris à lire la musique à première vue. C’est en effet et presque toujours dans les maîtrises et par l’exécution de la musique sacrée que se forment les meilleurs musiciens, tant compositeurs que chanteurs. Obligé d’obtenir des résultats immédiats, chaque dimanche, chaque fête, d’exécuter un répertoire très-varié, le maître de chapelle presse l’éducation musicale des enfants de chœur, et tire de leurs facultés tout le parti possible; ce qu’il fait en vue de ses fonctions et dans son propre intérêt tourne à l’avantage et au profit de ses jeunes élèves. David obtint, grâce à la protection de ses anciens supérieurs, une bourse pour faire ses études littéraires au collège des Jésuites. Mais, au bout de trois ans, entraîné par un irrésistible penchant vers la musique, il interrompit le cours de son éducation classique. Après avoir été quelque temps clerc d’avoué, il trouva une position plus conforme à ses goûts au théâtre d’Aix, où il fut nommé second chef d’orchestre. De l’art profane il revint ensuite à l'art religieux , sous l’aiguillon de la nécessité qui l’obligeait à se créer des moyens d’existence, à cet âge

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FELICIEN DAVID

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